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Chapitre 4 - La cause et les effets face à la science

       En fait, il nous faut nous demander si la pensée scientifique actuelle pourra échapper à ses limites, pourra dépasser le monde de la quantité et pourra trouver la voie de la véritable connaissance.

       Celle-ci, représentée par la pensée traditionnelle, est elle même fort loin de la pensée scientifique moderne.

       C'est l'image du monde actuel, dans lequel la matière a perdu toute notion spirituelle et est devenue totalement matérielle.

       L'étude de la matière est devenue une fin en soi et elle doit être en capacité d'expliciter toute la vie, quelle qu'en soit la forme, de l'infiniment petit à l'infiniment grand.

       Pour la science, la vie n'est qu'un enchaînement de causes et d'effets; une chaîne sans fin de causes et d'effets qui se déroule.

       Il ne peut y avoir d'effet sans cause et toute cause doit avoir un effet. C'est le triomphe de la pensée binaire, du monde de la dualité.

       C'est une vision purement humaine, qui ne peut pas mener au divin, car non seulement elle est limitée à la manifestation, mais en plus elle ne s'in­téresse qu'au multiple, à ce qui multiplie et divise. Autrement dit, cette vision est analytique et non globale.

       Cette pensée, binaire par essence, ne permet pas de sortir des dimen­sions du quantitatif.

       Pour l'initiation, la matière, autrement dit la manifestation, n'est qu'un des aspects de la réalité, une île dans un océan que serait "le monde des causes", celui-ci ayant son origine dans la Cause.

       La compréhension, vitale de la manifestation ne peut pas être analytique, car cette manifestation n'existe que par les nombres et les fonctions.

       Tentons une approche à partir des grades:

- pour l'apprenti, c'est la découverte du monde des causes. Ce monde est dans le non manifesté, dans l'invisible. Apprendre à y voyager, apprendre à œuvrer selon les lois causales sont les tâches de l'apprenti. Le carré long et le tableau de loge doivent l'y aider. Le sens de la verti­cale permet de s'y axer. L'astrologie est la science de ce grade, par elle l'apprenti découvre la place de chaque chose et le sens des cycles.

- pour le compagnon, qui est toujours dans le monde des causes, c'est la perception géométrique. C'est la révélation de la forme des causes. C'est la découverte progressive de la Cause. Le compagnon comprend que le travail initiatique n'a de sens que s'il se fonde sur la Cause, et non sur les causes et encore moins les effets.

- pour le maître, qui est dans la Cause des causes, il vit à la source des causes. La Cause réside dans le Principe divin, c'est son reflet quand il se pense et se dédouble pour pouvoir créer. La Cause, c'est l'Amour né du Principe, qui lui permet de créer et de se manifester.

       La première fraternité causale est ternaire: Principe, Verbe, Grand Architecte de l'Univers, tel que cela est écrit dans le prologue de Jean. La Cause est ainsi une sorte de principe d'organisation, de règle du jeu de la vie. Elle n'est pas saisissable par l'homme ni réellement perceptible. Vouloir connaître la Cause serait une approche rationnelle, scientifique, qui nécessiterait de rester en position d'observateur externe.

       Au contraire, le maître doit s'impliquer entièrement dans sa démarche, il est au cœur d'une Communauté qui œuvre à la gloire du Grand Architecte de l'Univers, il voyage dans le Temple qui est de la même nature que la Cause. En fait, voyager dans le Temple, c'est voyager dans la Cause.

       Nous devons en fait remonter à la Cause, et ainsi passer de créé à l'incréé. Pour ce faire, nous avons nos rituels et la vie communautaire.

       Si la Communauté vit dans le mythe de création, elle devient l'image de la Cause. Alors dans cette image tout peut devenir Cause, et d'abord chaque Frère.

       Pour vivre vers et dans la Cause il y a aussi les fonctions initiatiques que nous devons faire vivre, fonctions dont le mot signifie à la fois "ac­complissement" et "service public".

       En fait, chaque fonction initiatique est une voie d'accomplissement vers la Cause et doit être vécue comme au service de cette fonction pour la Communauté. Sans oublier bien évidemment les liens qu'elles ont les une envers les autres.

       Vivre pleinement sa fonction, c'est à dire tout faire pour se montrer digne de l'assumer, permet de manifester la Cause.

       Chaque Frère qui remplit une fonction anime un des organes du corps vivant qu'est la Communauté et cela réalise réellement l'Homme cosmique, le Mystère s'accomplit. En fait une Communauté se forme pour cela.

       La science d'aujourd'hui est elle prête à comprendre cette réalité causale?

       Enfermée dans une dualité cause/effet, la pensée scientifique doit trouver un troisième terme unificateur, que nous savons, nous, correspondre  à l'énergie causale émanée du Un, du Principe. Mais ce troisième terme serait il quantifiable? La science pourrait-elle l'accepter sans courir le risque de sortir de ses critères rationalistes de base?

       En fait, cela a-t-il une réelle importance?

       Ce qui compte, c'est que la pensée générale évolue, et qu'un jour une alliance constructive soit trouvée entre le rationnel et le spirituel et qu'ainsi naisse une vision synthétique du monde conforme à la pensée tradi­tionnelle.


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