Recherche par mot clé
 
 
Qui sommes-nous
|
Quelques concepts fondamentaux
|
La pensée traditionnelle face aux courants de la pensée moderne

La hiérarchie causale
|
L'Initiation
|
Questions/Réponses
|
Chambre du Symbole
|
L'Initiation féminine
|
Bibliographie
|
Nous contacter

 
Nombre

       Son origine se trouve hors de la manifestation. Chercher cette origine revient à faire référence à un Principe causal à l’origine de la Création.

       La science du Nombre est celle de l’Unité.

       Tout procède du Un, Principe créateur, insécable, ineffable, l’unité absolue. De ce Un sortira, par division puis par multiplication, le « multiple », générateur des mille et une formes de l’univers. Les Nombres sont l’expression de la fraternité la plus pure car ils sont tous issus de l’Unité première que symbolise la Communauté initiatique.

       Il est la signature du Grand Architecte de l’Univers dans chaque élément de la création qui se trouve ainsi caractérisé et limité. Il est l’expression du divin qui prend forme.

       C’est par lui que « l’Idée », implicite au Principe, peut se manifester et donner, de ce fait, naissance à la  « Forme » ; le Verbe prend corps par le Nombre.

       Il n’a rien à voir avec les chiffres, qui ne sont que l’expression d’une quantité sans valeur philosophique. Ainsi les Maîtres d’une Communauté initiatique sont Neuf, qu’il y en ait trois, dix ou vingt. Son étude permet de découvrir les lois du monde, de comprendre l’enchaînement des causes et des effets et d’arriver à la perception des fonctions créatrices et des lois causales. L’initié pourra ainsi révéler le Nombre d’une chose pour la mettre en pleine lumière et lui permettre d’accomplir la fonction pour laquelle elle a été créée.

       Cependant le Nombre n’est jamais individuel ; il est caractéristique de l’espèce : pierre, atome, lion, chien, végétal... Il impose une structure intangible dont l’individu ne peut sortir.

       Au sein de la création, seul l’homme a la possibilité de décider que son Nombre ne le satisfait pas ; en vivant un enseignement initiatique, il peut le muter dans l’ensemble des Nombres. De la compréhension de la suite des Nombres dépend le degré d’avancement sur la Voie, ce que symbolise la seule formule de salutation qui soit régulière « .... et vous tous mes Frères, selon les Nombres qui vous sont connus ! ».

       C’est ainsi qu’à chaque degré initiatique correspond un Nombre que le frère doit comprendre, assimiler et vivre. La connaissance vécue du concept qu’il exprime est la porte vers un nouvel aspect du Mystère.

       L’Apprenti doit connaître et vivre le Trois, le Compagnon le Cinq, le Maître le Neuf et l’Homme Zodiacal réalisé par la Communauté qui connaît tous les Nombres, le Douze.

       La démarche initiatique consiste à vivre un mythe, solaire dans notre tradition. Par le mythe, les Nombres se déploient harmonieusement depuis le Un jusqu’au multiple, exprimant la construction de l’œuvre qui s’accomplit « d’un commencement jusqu’à un terme».

       Ils sont un guide pour l’initié car, sans eux, tout se désunit, et sans leur connaissance, on ne peut avancer sur la Voie.

       Notre époque, empreinte de formulations scientifiques, considère tout en système décimal. Autrement dit, avec le dix commencerait un nouveau cycle; tout est dit avec les dix signes de la numération décimale. Cette vision n’est pas traditionnelle. Le zéro de cette numération n’a jamais été un Nombre. Le néant ne correspond à aucun concept ésotérique. Le Nombre relève de l’incréé, pas de l’humain. Certes, l’homme est construit sur le Cinq et le Dix ; mais il ne contient pas l’incréé. C’est une conception récente d’arrêter les Nombres fondamentaux au 10 qui serait le simple retour à l’unité. Rappelons-nous que le Douze est le Nombre de l’Homme Zodiacal, complet, réalisé ; il est Hiram, l’Homme universel, et par conséquent l’univers créé.

       Par ailleurs, il faut se souvenir que la numération décimale n’est pas universelle. Le chiffre qui s’écrit 12, n’existe pas en base 2, est le cinquième en base 3, est le sixième en base 4... Il est donc hasardeux de dire qu’il s’agit de l’association de l’unité et de la dualité.


<<Retour

<<Accueil | Nous contacter | ^ Haut de page