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Feu

       Des éléments fondamentaux qui ont constitué la création : Eau, Terre, Air, et Feu, le quatrième est le principe actif, celui qui anime et qui donne la vie. Il émane du Principe Créateur : Feu principiel, Feu Esprit. Il est l’énergie de l’univers, qui existe de toute éternité et que personne ne peut éteindre, sauf en lui-même. Chaque être vivant, à sa naissance, en a reçu une parcelle. Cause principielle de la genèse, il peut sans doute être assimilé à la force électromagnétique des physiciens, une des quatre forces fondamentales de l’univers.

       Suivant les degrés de l’initiation, le feu se présente sous des aspects différents. Il est purificateur lors de l’épreuve du feu subie par le néophyte. Il brûle alors ce qui est mortel et éveille ce qui est immortel. Tous les obstacles sont levés pour permettre l’expérience directe de l’invisible. Cette voie ignée prend la forme de l’Amour créateur et éclaire en éveillant la conscience. Le feu peut aussi être illuminateur lorsque le Vénérable Maître transmet la lumière par l’Epée flamboyante, ou être créateur dans l’athanor du Maître alchimiste. Alors, de feu manifesté, il devient le « Feu secret », celui qui est présent au cœur de la Pierre Cubique sous la forme du plus simple des corps platoniciens : le Tétraèdre.

       Lors des fêtes de la Communauté initiatique, Saint Jean d’été et Saint Jean d’hiver, son rôle parait s’inverser.  D’extérieur en été, éclairant tous les présents, initiés et profanes, il se concentre sur lui-même à l’hiver, devenant la nourriture secrète de la Communauté. De lumière, il devient chaleur partagée entre les frères lorsqu’ils se créent les uns par les autres pour que vive la Communauté. Mais il est toujours le même, ranimé par le lien symbolique du tison de la fête précédente.

        Le désir est un feu qui permet de passer les portes. Mais il existe des feux destructeurs. Ceux-ci sont nécessaires à la vie, à la condition de les unifier, de rassembler les énergies, pour qu’ils ne détruisent par le divin en soi. Sinon l’on obtient le mauvais alchimiste qui disparaît dans l’explosion de son athanor pour ne pas avoir maîtrisé son feu. Le Maître est celui qui est capable de « conduire son feu », de bien doser les  justes proportions, unissant la Force des quatre éléments avec Sagesse et Harmonie. Ce feu, portant chaleur, lumière et énergie, est capable de faire naître, les quatre  éléments étant unis, le cinquième : la Quintessence.

        En effet, correctement nourri, il permet la transmutation. Passer à la maîtrise, c’est plonger dans les flammes, tel Don Juan, pour devenir feu. L’initiation accomplie consiste à  fraterniser avec lui, à vivre en lui pour pouvoir dire, par la bouche du Vénérable Maître, « Mon frère le Feu ». La fraternité est de nature ignée. Maître Eckhart  précise que, quand le bois brûle, il assume la nature du feu et devient semblable à lui ; là est une joie intemporelle qui échappe à toute détermination. Ainsi peut-on entrer dans le mystère, dans la nature divine.

       On peut entendre parler de la vérité. On peut parfois la voir. Mais on ne peut la connaître qu’en entrant en elle, en étant consumé.


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