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Deux

         Si le Un est le Principe, le Deux en est l’expression. Il est le résultat de la division du Un, lorsque celui-ci a la volonté de se manifester, qu’il se regarde, qu’il se pense, et devient donc double. Il en est le reflet. En tournant vers lui ses pensées, le Un fait apparaître des polarités complémentaires qui pourront permettre l’acte créateur. Celui-ci ne deviendra possible qu’à partir du Trois (Deux + Un). La dualité primordiale génère et hante le monde. Celui-ci repose sur celle-là.

         Le Un et le Deux sont hors de la manifestation. Ils ne sont pas perceptibles tels quels. Le passage de l’un à l’autre est incompréhensible à la raison mais tout à fait transmissible à la conscience par le mythe.

         Nous avons-là le symbole du premier couple divin, différent suivant les traditions, et qui se distingue du Principe. Le couple Grand Architecte-Veuve (Rê-Nou égyptien) apparaît au-delà de la pensée humaine qui ne peut commencer qu’au Trois.  Tel est le mariage alchimique du roi et de la reine.  Deux est le Nombre de la différenciation, préalable indispensable à toute manifestation, qui, à ce stade, n’est encore que virtuelle.

         Incréé, il est donc le Nombre créateur par excellence, dépendant du Un qui est la Cause de la création. On parle alors de la dualité créatrice. Le Grand Architecte est la fonction de manifestation du Principe pour produire l’univers, et la Veuve est sa matrice de création. Comme le dit le viatique d’Apprenti du R.I.T.E., « Le Deux est le premier stade de toute création », donc avant celle-ci.

         Géométriquement, on peut représenter le Un par un carré initial de côté 1. Il contient l’essence du 2 dans sa diagonale, donc la dualité en potentialité.  Il se dédouble pour former le carré long de la genèse (1x2). De là tout tracé, et donc toute manifestation, vont pouvoir découler. La dualité fait naître un espace de création par la multiplication alchimique.

         Les Egyptiens symbolisaient ce Nombre par deux montagnes de l’horizon entre lesquelles paraît le soleil, la lumière divine. Celles-ci permettent au Un d’apparaître. Ensuite, la dualité engendre la ternarité. Toute unité manifestée a ainsi une double nature (active et passive) et une triple puissance.

         Ce Nombre présent dans le ternaire divin est symbolisé par les colonnes du temple, qui se trouvent à la fois à l’intérieur et hors du temple. Les deux éléments sont indissociables, l’un appelant perpétuellement l’autre.  Chacun est porteur d’une parcelle de l’autre. Horus et Seth, comme la lumière et les ténèbres, sont des frères ennemis inséparables, réunis dans le même être. De cette apparente opposition naît et se révèle le mouvement ainsi que la loi des contraires qui animent la création. D’où la vie.

         L’homme profane ne voit l’univers qu’en opposition, telle le bien et le mal. Cette apparence binaire est  vidée du Un, de la conscience divine. L’initié doit donc dépasser ce stade qui aboutit toujours au doute, poison mortel qui conduit au désespoir.

         Cela passe par la résolution des contraires, le croisement des énergies, pour pouvoir atteindre le Trois, et s’identifier à la Cause, sous l’action attractive de l’Amour. La Veuve porteuse de la loi d’Amour, permet d’avoir cette vision qui caractérise le Maître accompli. Par le Deux, le Maître perçoit le fondement de la fraternité et unit le haut et le bas sans les confondre.

         Le principe de dualité sous-tend toute la vie. De là procèdent aussi bien la division cellulaire que la multiplication des semences.


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