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Chapitre 16 - Informatique et télévision génèrent-ils une nouvelle religion ?

         De tout temps, l’homme s’est posé ces trois questions fondamentales pour lui : Qui suis-je, d’où viens-je, ou vais-je ? Ceci vient du fait qu’il possède un esprit, une conscience, et que par la parole il a la possibilité de formuler sa pensée.

         Selon sa nature, il orientera sa recherche de deux façons différentes :

- soit en élevant son degré de conscience ; ainsi il trouvera des réponses aux questions fondamentales concernant sa raison d’être,

- soit en trouvant des réponses toutes faites à ses problèmes existentiels immédiats, et ainsi il se rassurera.

         Nous verrons de quelle façon il pourra évoluer dans l’une ou l’autre voie, mais auparavant revenons sur ce qui est le plus particulier à l’homme, à savoir la pensée.

         La pensée est habituellement considérée comme étant tout phénomène psychique conscient, donc liée à chaque individu. Toutefois on peut considérer aussi que l’Univers a une pensée, que le Grand Architecte de l’Univers a une pensée.

         La pensée est étroitement liée à la conscience. Il s’agit d’un flux d’énergie, connaissant et conscient, qui est dans l’univers, et qui nous traverse autant qu’on l’utilise, autrement dit qui peut éveiller notre conscience comme nous pouvons l’enrichir et ainsi au­gmenter la conscience de l’univers.

         La pensée enveloppe le monde ; elle est la conscience en action.

         Par le phénomène initiatique, on constate une concentration progres­sive et expérimentale de la pensée de chaque frère en une conscience tou­jours plus éveillée ; elle s’organise et se condense. Le matériau utilisé est la pensée créatrice, extérieure à l’individu, autrement dit l’énergie spirituelle. Cette pensée ne peut se formuler que par le symbole.

         La pensée créatrice est symbolique ; elle n’est pas appréhendable ra­tionnellement. Pour y entrer, il faut entrer dans la chaîne d'union, celle-ci étant un moment de pensée pure, sans image, où l’on cesse de parler, et où les énergies se fondent.

         La pensée précède la parole et l’action. Toute existence, toute expérience est conditionnée par la façon de penser.

         Il y a deux types de pensée : celle centrée sur le monde matériel, sen­sible, et celle centrée sur le monde abstrait, le monde des concepts.

         Citons Einstein, lorsqu’il dit : «  Il y a un abime insurmontable entre le monde du sensible et celui du conceptuel »  et par ailleurs lorsqu’il dit : « La pensée logique ne peut offrir aucune connaissance tirée du monde de l’expérience ».

         L’initiation doit nous permettre de relier ces deux mondes, ces deux types de pensée, car sur le plan humain la pensée symbolique s’enrichit et prend corps par le monde sensible.

         Les réponses que l’homme cherchait pouvaient se trouver dans les religions ou dans la fréquentation d’ordres traditionnels. Mais tous ont perdu leurs valeurs fortes et ont succombé au mental et au matérialisme.

         Toutefois, ils ont transmis un message symbolique traditionnel, et grâce à la puissance du symbole, il sera possible de retrouver les fonde­ments de la Connaissance.

         En ce qui concerne le message délivré aux hommes par les différents courants religieux et traditionnels, force est de constater que celui-ci est quasiment inexistant Au cours du temps, l’homme a évolué, et il sem­blerait que ces différents courants n’aient pas évolué dans les mêmes pro­portions. Et pourtant la soif de sacré est toujours la même.

         Les structures existant actuellement ne savent plus proposer aux hom­mes une Règle de vie en harmonie avec les devoirs modernes de l’homme. En conséquence, elles sont de plus en plus souvent rejetées.

         Sont alors apparues des formes nouvelles, telles que télévision, in­formatique, information, modes,... l’axe principal étant l’information.

         Il semble, lorsque l’on regarde le monde, que l’information prime sur tout, et que l’homme croit se construire en adhérant à cette quête d’informations.

         Passons sur ce concept moderne du « droit à l’information » qui à lui seul résume une façon erronée de concevoir le problème. Qu’est-ce que la notion de droit ici ?

         L’homme actuel se doit d’être informé, mais informé de quoi ? On constate alors une avalanche de moyens, télévision, radio, livres, revues, publicités en tout genre,... et une avalanche de supports ; avez vous déjà compté le nombre de journaux et de revues qu’il peut y avoir à notre disposition ?

         L’homme actuel est donc informé. Qu’en est-il de sa formation ? C’est un tout autre problème, et pourtant n’est-elle pas nécessaire ?

         Peu de place pour la réflexion, peu de temps pour la méditation. De plus en plus l’homme moderne aura une tête bien pleine au détriment d’une tête bien faite. C’est pourtant, dirons-nous, une affaire de choix. Par contre, il faut reconnaitre qu’il est très difficile de résister.

         D’autre part, il faut rappeler ce vieil adage, oh combien encore actuel : « Ce que tu fais te fait ».

         Nos esprits actuels sont de plus en plus conditionnés par ces outils modernes qui envahissent notre vie familiale, professionnelle, et qui sont la télévision, l’informatique, les revues diverses.

         L’homme ne se fait pas de lui-même ; il est fait par la matière qu’il travaille, et éventuellement par les Maîtres qui l’éveillent à la Lumière. Si les outils modernes cités ci-dessus deviennent nos maîtres, les conséquences sont catastrophiques.

         Il ne faut donc surtout pas oublier que ce ne sont que des outils ; à nous de nous en servir intelligemment.

         Quant à l’information que nous recevons, il nous faut lui donner une forme, si toutefois nous la jugeons digne d’être adoptée.

          Alors est-ce que tout cela va générer une nouvelle religion ?

         Si l’on entend par religion ce qui relie l’homme à son créateur, certaine­ment pas. Mais s’il s’agit de relier les hommes entre eux, alors, peut-être.

         La religion a toujours eu pour but d’apporter à l’homme des réponses et à l’aider à vivre son passage sur terre, voire celui dans l’au-delà.

         Ces réponses, la télévision a la prétention de les apporter en détruisant les questions dans l’œuf en conditionnant les êtres qui pourraient se les poser.

         Tous les êtres ont besoin de sacré, de réel, de durable.

         La société profane détourne ce besoin vers des formes vides telles que les jeux du stade avec ses dieux : sportifs ou chanteurs adulés, vedettes de cinéma ou de télévision.

         Les religions anciennes, comme les nouvelles, remplacent la Règle par la morale et aujourd’hui par la mode. Tout cela fait regarder vers le bas. Religions et croyances sont indissociables.

         Sur le chemin initiatique, tout commence quand on tourne son regard vers le haut : « Elevons nos cœurs en fraternité, et que nos regards se tournent vers la Lumière ».

         De tout temps, même dans les sociétés les plus parfaites, il a existé des parts d’ombre et des parts de lumière. Le pavé mosaïque est là pour nous rappeler que nous devons accepter la réalité, quel qu’en soit l’aspect.

         La vie comporte une infinité de facettes et le sage se doit de les respecter et de les admettre, parce qu’il les comprend toutes et qu’il a appris à savoir qu’elles sont indispensables à la continuité de la vie. Ce qui lui permet, entre autre, de situer le champ d’action de son devoir.

         Le monde est ce qu’il est, seules comptent la perception et la compréhension que l’on en a.

         Devons-nous alors avoir une autre religion que celle qui consiste à vivre ces idées ?

         Notre travail consistera alors à :

-          prendre conscience de l’emprise du milieu dans lequel nous vivons,

-          accepter la réalité,

-          évaluer les aspects positifs susceptibles d’un retour vers le sacré

-          déterminer des objectifs réalistes pour le maintien et le développement éventuel d’une pensée traditionnelle formulée moderne,

-          rechercher et mettre en œuvre des moyens nécessaires et possibles pour atteindre les objectifs.

         Notre symbolisme est d’essence opérative.

         Notre idéal est le rayonnement de la lumière.

         Notre certitude est que les ténèbres ne peuvent l’arrêter.

         Il nous appartient de trouver au sein de notre monde les outils nouveaux qui nous permettront de déchirer le voile passager qui obscurcit momentanément cette lumière éternelle.

         Toutes ces idées sont à rapprocher d’une formulation de Maître ECKHART : « Les gens ne devraient pas tant réfléchir à ce qu’ils ont à faire ; ils devraient plutôt songer à ce qu’ils pourraient être ».


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