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Mythe

         « Muthos » en grec, signifie récit, fable. En fait, un mythe est une histoire, mais qui n’a rien à voir avec des faits. Elle est hors du temps, et ne concerne que le sacré. Elle se situe au-delà d’une réalité apparente, quotidienne. Elle est difficilement perceptible d’emblée, ce qui fait dire souvent qu’elle est imaginaire.

         Dans ce récit, tout est important. Rien ne doit échapper à celui qui le découvre, car chaque mot, chaque événement, chaque personnage, est un jalon pour mieux comprendre, pour mieux vivre l’initiation qui se déroule tout au long du parcours.

         Toute civilisation commence par un mythe qui, le plus souvent, parle de la création permanente et fonde chaque tradition.

         En ésotérisme, il est l’expression du Principe Créateur. C’est par lui que l’on peut comprendre le mystère de la genèse permanente. « Mythe » et « mystère » ont le même sens ; le mythe exprime le mystère de la création, d’où l’expression « mythe de création ».

         Il a été formulé par des hommes de grande connaissance, des Initiés passés à l’Orient Eternel. Il est de nature divine, car il permet de retourner à la Cause des causes, le Un. Il révèle l’immanence du divin dans la création et ouvre la voie à la transcendance. Il se situe à l’origine, et montre comment se crée une réalité intemporelle et éternelle.

         Il est la voie d’accès au Un, la formulation primordiale qui sera le point de départ de toutes les autres, à commencer par les rituels. C’est l’élément sacré de base autour duquel se constitue une communauté initiatique.

         Notre tradition occidentale repose sur un mythe solaire qui trouve son origine, selon nos connaissances actuelles, dans les toutes premières dynasties de l’Egypte ancienne. Il a traversé les époques, porté par la tradition moïsiaque, la culture judéo-chrétienne, la Gnose, en rejoignant la spiritualité celte.

          Mais il existe des mythes polaires, d’autres qui sont lunaires. Certaines ethnies, dites non civilisées, en pratiquent encore certains qui ne sont pas centrés sur le symbolisme du soleil.

         Celui d’Hiram, source des mystères masculins dans la tradition de l’Ecossisme, est le berceau dans lequel est placée la pensée ésotérique traditionnelle occidentale depuis plusieurs millénaires. Il s’agit de l’Homme primordial ou cosmique, le Maître dans son essence, qui est assassiné, démembré, reconstitué et rendu à la vie par la Veuve. Il est l’énergie spirituelle fondamentale, et il a la taille de l’univers. Une communauté initiatique tente de le reconstituer. Mais sa manifestation, nécessaire, ne peut se faire que par la mort, l’éclatement, la dispersion.

         Les mystères féminins semblent avoir été perdus et demandent à être reformulés.

         Le mythe s’exprime à travers un rite, qui est sa mise en forme conceptuelle. Le rite prend vie par les rituels, accessibles immédiatement aux hommes. Exotériquement, les rituels forment la liturgie et incitent à la croyance. Esotériquement, ils permettent l’élévation progressive de la conscience en révélant la puissance des Nombres ainsi que la magie créatrice de l’acte juste au moment juste.

         Les rituels révèlent également les lois causales et les fonctions créatrices que le mythe exprime sous une forme voilée.

         Suivant les Nombres qu’il peut assimiler, l’initié perçoit le mythe selon des degrés de perception de plus en plus larges, donnant accès aux Petits puis aux Grands Mystères. C’est au grade de Maître que se perçoit le mythe dans sa totalité, grâce à la transmutation symbolique vécue qui conduit à devenir « or divin  ».


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