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Persévérance

         Elle est indissociable de la vigilance, dès le début de la voie, pour donner une ligne de conduite cohérente. Clairement indiquée par l’épreuve de la Terre dans la crypte, c’est une vertu terrestre qui permettra de s’élever. Elle implique la continuité, la constance dans l’effort, et s’oppose donc à l’inconstance qui caractérise souvent le monde profane où l’on vit selon ses seules envies, éminemment variables. L’origine latine « severus » signifie la rigueur, l’ascèse, c’est à dire la vie selon la Règle et le devoir. Son symbole est la longueur du temple qui permet d’aller de l’Occident à l’Orient pour discerner la lumière dans son origine puis dans l’autre sens pour en témoigner. Elle ne concerne donc que le cheminement, et non les opinions, car elle serait alors diabolique (« perseverare diabolicum »). Sa couleur est le rouge qui caractérisera d’une manière permanente la création après la fin des temps, comme le montre un beau coucher de soleil. Plus à aucun moment, on ne pourra se départir de cette vertu.

            Elle nécessite de la force. Un cœur ferme, courageux, appartient à la force. Elle est la base solide sur laquelle la Sagesse peut s’édifier. L’obéissance volontaire lui est liée afin d’être toujours prêt à entendre l’appel de l’Esprit et de s’y tenir. Sinon, comment faire au début pour poursuivre une voie que l’on ne connaît pas encore ? Elle permet de ne pas s’arrêter en chemin malgré le découragement, d’être sans cesse en acte selon la Règle, afin de parcourir le labyrinthe jusqu’à son cœur. Comme celui des cathédrales, c’est un chemin long et tourmenté mais où on ne peut s’égarer. La persévérance permet de devenir Un avec la voie et d’échapper à tout péril. Sa pratique par la méditation entraîne la transformation intime de l’imagination et du subconscient qui font voir l’apparence comme réelle ; ainsi s’acquièrent des réflexes conformes à la réalité spirituelle du monde. Elle est la clef de la voie longue, où l’effort est toujours à renouveler, pour franchir tous obstacles et toutes épreuves, et passer progressivement de l’état d’aveugle à l’illumination. L’absence de travail soutenu constitue le pire des périls.

            Cela n’est pas inné mais s’acquiert et se cultive par la conscience du devoir et l’aide de la communauté initiatique. Seul, on échoue. L’envie de vivre avec ses frères soutient dans l’action. Le résultat est la stabilisation progressive de l’être et l’harmonisation de son existence. Rien ne peut plus le troubler. Il devient insensible au doute et au désespoir, les deux poisons de l’âme les plus redoutables. La simplicité de sa mise en œuvre ne signifie pas facilité, surtout à une époque où le doute est mis en avant comme vertu première depuis Descartes. L’hésitation provoque des arrêts, et il est de plus en plus difficile de repartir. Par contre, plus l’on persévère sur le chemin initiatique, loin de tout dogme et de toute vérité révélée, plus le chemin s’aplanit. Il n’y a plus qu’à suivre la vieille maxime : « Il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer ». Aucune récompense n’est attendue pour l’œuvre accomplie.


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