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Serment

         Dans l’étymologie de ce mot figure la notion de rendre sacré. Il implique donc la conscience du divin. Dans les rituels initiatiques, il est toujours effectué en présence du Grand Architecte de l’Univers et des symboles qui permettent d’en approcher le mystère. Par conséquent, il l’est devant la nature divine qui réside en soi, devant sa propre conscience, expression individuelle de la Conscience universelle. Le choix de la voie initiatique est un engagement qui transforme totalement l’être intérieur et lui donne accès à la Réalité essentielle, bien au-delà des perceptions humanistes et matérialistes actuelles.

            L’initié ne s’appartient plus. Il sert celui à qui il a prêté serment, quels qu’en soient les risques, sans restriction mentale, sans l’arrière-pensée de suivre son propre chemin. En effet, le serment est la vie. Si on ne la donne pas, on ne peut la recevoir. Donner sa parole revient à engager sa vie. La trahir, c’est perdre la vie. C’est une promesse solennelle qui ne peut être prononcé à la légère ni sans connaissance de cause. L’entrée dans la voie initiatique peut être comparée à l’ordination pour la prêtrise. Il y a basculement du monde profane au monde sacré, celui de l’ésotérisme, du mystère. L’être devient porteur de toutes les valeurs et énergies susceptibles de mener vers la Connaissance. Quand on entame ce long pèlerinage et que l’on entrevoit la lumière du but, il n’est plus possible de faire machine arrière.

            Il s’agit d’une parole et non d’un écrit. Un initié a le sens de la parole donnée, concept qui n’a plus guère cours dans le monde actuel. D’ailleurs, pour beaucoup de francs-maçons, ce ne sont que des mots et non des paroles de vie. Pourtant, la responsabilité de l’initié est d’être prêt à verser son sang pour la vie et la pérennité de la loge. Seule la pleine conscience de la responsabilité prise ouvre la porte de la Maîtrise.

            Devenir fils de la Veuve, enfant de la lumière, est un engagement terrible et périlleux, qui ne peut être accompli que si l’on a une âme de guerrier. En effet, le serment s’accompagne d’une menace d’un châtiment capital en cas de transgression. Les mises en garde formulées dans les rituels, qui parlent de mort, de cœur arraché... , ne sont pas des châtiments corporels exécutés par quelque bourreau. Ils correspondent en fait à quelque chose de plus terrible encore, l’autodestruction de l’être intérieur. Il s’agit de la détérioration, voire la destruction de la partie psychique de l’être et de sa conscience spirituelle. Telle est l’image du mauvais alchimiste qui saute avec son athanor pour cause de feu mal conduit.

            Au cours de son parcours initiatique, l’initié est appelé à prononcer plusieurs serments, lors de différents rituels. Le cœur de ces engagements est de ne jamais profaner les Nombres ou mystères qui sont révélés, à vivre selon la Règle et en totale fraternité communautaire. En effet, la communauté est l’expression de l’ordre naturel où tout se tient dans le respect et la soumission à la Loi d’Harmonie. Cette Règle émane du Principe et révèle la notion de Devoir à accomplir dans tous les moments de la vie et sur tous les plans.


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