Recherche par mot clé
 
 
Qui sommes-nous
|
Quelques concepts fondamentaux
|
La pensée traditionnelle face aux courants de la pensée moderne

La hiérarchie causale
|
L'Initiation
|
Questions/Réponses
|
Chambre du Symbole
|
L'Initiation féminine
|
Bibliographie
|
Nous contacter

 
Temple

         L’Homme est à l’image de son Créateur. Le Temple étant également à cette image, il en résulte que l’Homme est un Temple, mais surtout une ternarité « Dieu-Temple-Homme ». Cependant, dans notre tradition, les hommes ne peuvent s’intégrer à cette ternarité que par le concept de communauté.

         Le Temple est un édifice physique, symbolique et d’une profonde utilité.

         Quelle que soit sa forme, c’est la Maison de Dieu, un lieu de refuge sacré. Par conséquent, tout être en quête de sagesse peut trouver dans les édifices sacrés les réponses fondamentales. La communauté y vit rituellement la partie la plus secrète du culte. Mais en même temps, le Temple est souvent visible de loin, manifestant dans le monde qu’ici se passent des choses essentielles.

         Mais il est aussi un symbole majeur offert à la méditation. Où qu’il soit physiquement, il est le centre du monde qui contient dans ses limites tout l’espace, véritable synthèse de l’univers. Il est une demeure éternelle qui persiste, même si le temple physique s’écroule. Symbole du monde non-manifesté, il a une force de réalité qui permet de transmettre l’intransmissible. Structuré et construit, il renferme les différents aspects de la création. En entrant dans le Temple, on entre dans un symbole et c’est ce qui nous permettra ensuite de vivre dans le monde, les concepts découverts à l’intérieur.

         Mais quelle est alors l’utilité du Temple ?

         Le « Un » n’est pas directement perceptible ; il l’est par le « Trois », et le Temple est construit par des hommes pour percevoir le ternaire « Verbe-Vie-Lumière ». C’est un lieu de réception du Verbe, un lieu de Vie, où l’homme s’anime en cherchant les Mystères de la Vie. Il est un lieu de lumière éternelle, une fenêtre du ciel qui permet d’exprimer le divin.

         D’une manière plus concrète, pour les hommes, le Temple peut servir à trois niveaux.

         Sous l’angle de la Sagesse, il est le lieu de la Loge, là où Lumière naît d’elle-même, le lieu de création éternelle transmutant les êtres qui y pénètrent. C’est une pierre vivante de transmutation.

         Sous l’angle de la Force, il est une centrale d’énergie fixe à partir de laquelle le mouvement peut se déclencher dans le monde de la manifestation. Le plan en est tracé selon l’Art du Trait, ce qui lui donne une force sereine et immobile qui rayonne sur les êtres en recherche de réalisation. Il apporte toutes les réponses souhaitées. Mais il agit également dans tous les orients non manifestés, en enrichissant la conscience universelle par le travail des initiés,.

         Sous l’angle de l’Harmonie, le Temple est un extraordinaire outil de formulation, d’expression, pour traduire ce que les initiés perçoivent dans l’invisible. Il apporte joie et bonheur à ceux qui ressentent le besoin d’aller au-delà d’eux-mêmes.

         La nature du Temple étant précisée, on peut mieux comprendre l’importance vitale de son orientation.

          L’Orient, c’est d’abord le Temple lui-même. L’homme est désorienté s’il perd cette  référence, comme point fixe, s’il n’y va pas régulièrement. Ce lieu invite tous ceux qui le fréquentent à tourner leur regard dans la même direction. Par ailleurs, un Temple non orienté serait le symbole du désordre, où les frères erreraient au hasard et se perdraient.

         Si l’on considère l’ensemble des monuments de notre Tradition, on s’aperçoit qu’ils sont quasiment tous orientés vers le soleil levant. Et de fait, c’est bien un mythe solaire qui préside à la révélation de la Connaissance. Le Temple est en harmonie avec la fonction céleste de la course du soleil.

         Cependant, il se situe dans l’espace, ce qui implique de considérer son orientation dans trois directions.

         Commençons par l’axe vertical ou Axe de la Résurrection.

         Cet axe stellaire relie le monde souterrain, d’où émerge l’océan primordial, au monde céleste et invisible. Il relie les puissances qui vont faire naître la vie matérielle, et le lieu occulte où réside l’origine de la Lumière divine. Il convient de souligner que cet axe vertical est à la fois stellaire et polaire (cette étoile est au ciel, mais elle indique le Septentrion) : ce qui veut dire qu’il tend, par certains côtés, à se confondre avec l’axe Septentrion-Midi. Dans ce sens, une orientation Septentrion-Midi est aussi une orientation du ciel vers la terre. Il faut également souligner que c’est dans la partie Septentrion du ciel, autour du siège de l’Etoile Polaire, que sont symboliquement situés les Initiés passés à l’Orient Eternel, et que c’est de là qu’est suspendu le Fil à Plomb, au-dessus du Tableau de Loge.

         Cet axe stellaire, dans le sens ciel-terre, nous transmet la lumière des étoiles, il assure l’introduction du divin sur terre, il incorpore les principes divins. Dans le sens terre-ciel il permet la sortie du divin en l’homme vers le ciel, le retour à la source ; il est associé au principe de désincarnation. Dans les rites de passage, il est l’axe de la résurrection vers un état divin. Il permet le passage à la position verticale symbolisée par le redressement du quatrième pilier.

         Poursuivons par l’axe horizontal, Septentrion-Midi, axe immuable du renouvellement de l’énergie, de la vie.

         Le Septentrion est la source de toute orientation dans la création visible ou invisible. Perdre le Nord, c’est être complètement perdu. Cela vient du fait qu’au Septentrion se trouve la lumière incréée, ce soleil qui n’est pas encore. Ce soleil nocturne est l’énergie concentrée dans l’univers, capable de se renouveler sans cesse en alimentant la création. L’axe Septentrion-Midi symbolise les forces immuables de l’univers qui permettent l’émergence de la vie et la rénovation du monde créé (Genèse permanente).

         Terminons par l’axe Occident-Orient, axe de la création, de la régénération et de l’animation du monde.

         L’Orient est le lieu d’émergence de la lumière, du soleil créateur. Il donne donc le sens de la création et de la concrétisation. Là est la terre des vivants, et c’est pourquoi Hiram voit le jour dans l’éternité de l’Orient en y recevant le troisième coup fatal.

         L’Occident est un lieu de descente ; c’est un pôle lié à la régénération, la demeure des forces végétatives agissant pour la résurrection. L’Occident indique ainsi le sens du retour aux sources, le passage vers le monde des origines. Le soleil s’y couche pour se régénérer indiquant la direction du rajeunissement.

         Dans le sens Orient-Occident, l’axe correspond à la course diurne du soleil. Le soleil part au matin plein d’énergie et il s’use avec les heures, pour aboutir, au soir, à une mort en pleine sérénité. Cette orientation est liée à l’entropie et à l’usure de l’énergie. De la même manière, la communauté à la fin de la tenue, sort chargée d’énergie vers l’Occident pour féconder le monde, ayant puisé la lumière à son origine. Mais elle devra revenir au Temple lorsque son énergie commencera à s’épuiser. Dans le sens Occident-Orient, l’axe est lié au renouvellement des forces, à la régénération. La course souterraine et nocturne du soleil va dans le sens du rajeunissement au contact des ressources vitales. Cela se passe dans un monde non observable et nocturne.

         Enfin, l’orientation du Temple a une importance vitale sur la disposition du sarcophage qui, dans notre rite écossais est orienté Occident-Orient. Dans cet axe, Hiram, reconstitué et régénéré par la Communauté-Isis, se retrouve face à la pleine lumière lorsqu’il est relevé. On ne peut changer le sens du sarcophage sans changer le mythe. Il y a une magie de la position et de la capacité créatrice du rituel.

          C’est au sein de la Maison de Vie, située face à l’Orient, que l’être de désir reçoit la Lumière. Filtrée dans le Temple, cette Lumière est devenue accessible à l’homme. A lui de savoir s’en imprégner afin de devenir, par amour du Verbe, lui-même Lumière.


<<Retour

<<Accueil | Nous contacter | ^ Haut de page