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Batterie

         Il s’agit d’un des symboles sonores pratiqués par les communautés initiatiques (canne frappant le sol, coups de maillet du Vénérable Maître, rituels qui sont faits pour être prononcés…). Il y a la batterie d’allégresse, différente selon le grade, et celle de deuil toujours suivie par celle d’espérance. Elles consistent à frapper plusieurs fois avec les mains et sont suivies soit de gémissements, soit de cris de joie qui constituent une acclamation.

            Comme tous les symboles sonores, il s’agit de rappeler sous un angle particulier la vibration primordiale. L’incréé est un océan d’énergie primordiale où il ne se passe rien ; l’énergie est immobile. Soudain, jaillit une vibration et la création commence. Au commencement était donc le silence, et le son apparaît en son sein. Ce son est l’Amour qui se corporifie, le Verbe qui se fait chair. On peut concevoir la création comme la projection de l’Amour divin par une vibration. Tout l’univers se met à chanter, à résonner par l’harmonie des sphères. Ce son de l’origine est donné par le Phénix (dont le symbolisme dégénéré est le coq) qui se pose sur la butte primordiale qui émerge du chaos originel. Ce cri du premier matin du monde est le big-bang des physiciens et on peut encore aujourd’hui en enregistrer les effets rémanents par des mesures physiques. Tout le créé n’est que vibration de la lumière unique du début du monde. Ces vibrations variées, des plus fines aux plus denses, forment la matière. Il est d’ailleurs bien dit que la pierre est lumière, ce qu’exprimaient parfaitement les pyramides de Gizeh, véritables rayons de lumière pétrifiée. Le son est une vibration efficace qui se produit à la fois dans le monde apparent et l’invisible. Il peut créer ou détruire, comme à Jéricho.

            La batterie d’allégresse est un acte essentiel et égoïste du Vénérable Maître, qui dit : « A moi, mes frères, par le signe, la batterie et l’acclamation écossaise… ». Ce faisant, il met à l’unisson ses frères et les place dans le rythme de l’harmonie cosmique. A l’ouverture des travaux, il clôt le rituel par ce symbole qui fait revivre la genèse du monde, ébranle l’invisible et l’oblige à être présent par ces appels répétés pour permettre la création que sera la tenue. Avec le rituel de fermeture des travaux, quand l’œuvre est accomplie, la joie de toute la création éclate et l’invisible peut retourner en paix vers le calme permanent de l’incréé.

            Les batteries de deuil et d’espérance sont essentiellement humaines pour manifester et ritualiser des sentiments intenses qui sont ainsi canalisés.


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