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Perfection

         Dans l’Egypte ancienne, le créateur se nomme Atoum ; la racine de ce mot, « itm » signifie être achevé, être parfait. Autrement dit, la perfection est de l’ordre du divin et n’est pas dans la nature des choses humaines. Atoum a généré l’Ennéade, c’est à dire l’assemblée des neuf dieux qui vont gérer la création. Neuf apparaît alors comme le nombre de la perfection ; d’ailleurs, dans la langue hébraïque, ce nombre vient d’une racine qui, dans les mots composés, a le sens de paix, de salut et de perfection.

            Dès lors, les dieux ne peuvent créer que quelque chose de parfait. Toujours pour l’Egypte, la force qui gère ce monde parfait est Maât, tandis qu’une force contraire essaie de le déstabiliser, Isefret. Nous sommes loin de la notion primaire de bien et de mal. Osiris s’appelait « oun-nefer », perfection dans l’existence, donc dans la nature manifestée. Aujourd’hui, nous nommons cet être Hiram qui est donc le prototype de cette qualité réalisée.

            L’Alchimie qui fait connaître comment le Principe œuvre, permet d’élever la matière à la perfection, de traiter les métaux vils pour en faire des métaux parfaits, c’est à dire de l’Or. Le rouge est la couleur de la perfection de l’œuvre, venant après l’œuvre au noir et celle au blanc. Cette qualité est donc approchable pour l’homme, mais dans la seule mesure où, communautairement, il accepte d’entrer en conscience dans la vie divine, à devenir en quelque sorte le coopérateur du créateur, à manifester en lui le reflet de l’acte divin, à reconnaître que seul le Verbe est créateur. Quand l’homme passe de la puissance à l’acte, il participe de l’être divin et de ses qualités ; c’est cela se réaliser, et non mettre en œuvre ses fantasmes. Il peut alors devenir un être lumineux, un Initié Passé à l’Orient Eternel dont le corps de gloire s’élève au ciel et brille comme une étoile ; mais cela personne n’en aura jamais la garantie et nul sur terre ne le saura jamais à l’avance.

            Alors qu’en est-il pour un individu ? Nous avons tous un domaine d’action dans lequel nous pouvons exceller et où nous avons le devoir de tenter d’aller le plus loin possible dans la réalisation. La perfection dans un art nécessite certes un don naturel mais qui n’est rien sans une science et une pratique. Nous nous attachons alors beaucoup plus à la recherche de la perfection qu’à la perfection elle-même. Il en résulte une dynamique qui montre que l’homme n’est pas dans le temple pour apprendre mais pour se transformer en tentant l’impossible : rendre réel le but que l’on a perçu. Nul n’est parfait en lui-même mais nous pouvons l’être dans nos actions. Pour cela le seul moyen connu depuis que l’homme est entré dans la conscience est de parcourir les cycles de l’initiation qui, selon le Pseudo Denys l’Aréopagite, sont purification, illumination, perfection.


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