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Zénith-nadir

         On ne peut traiter ces points séparément. Ils forment un axe unique. « Que rien, jamais, ne sépare le ciel de la terre » est-il dit.

            Par définition, le zénith est le point de la sphère céleste à la verticale ascendante de l’observateur. Le nadir est son opposé ; il n’est donc pas le centre de la terre mais le point de la sphère céleste à la verticale descendante de l’observateur. C’est un point céleste. Les deux correspondent exactement au haut et au bas, notamment évoqués par Hermès Trismégiste.

            Ils sont indissociables et il est dangereux de les percevoir contradictoirement. Maître Eckhart dit bien que : « Le plus haut point de l’élévation se trouve justement au plus profond abîme de l’abaissement. Car plus l’abîme se creuse, plus haute et plus grande s’élève aussi la hauteur ; plus le puits est profond, plus il est haut. Hauteur et profondeur ne font qu’un ». Pour s’élever, il faut s’abaisser, comme à l’entrée du temple par la petite porte basse du Septentrion ou bien dans la cérémonie d’initiation où tout commence par les Grands Mystères dans la crypte-cabinet de réflexion. D’ailleurs, le Septentrion est le point le plus élevé et le départ de la tradition. Zénith et Septentrion se rejoignent ; l’axe vertical est également l’axe Septentrion-Midi.

            Pour nous, constructeurs, le haut est le sommet de la butte primordiale sur laquelle nous édifions le temple ; c’est le sol arasé qui reçoit le bâtiment sacré.

            Tout commence donc quand on tourne son regard vers le haut, vers la source. Par exemple, concrètement, la Règle, d’origine céleste, nous oriente vers le divin, alors que la morale ou vulgairement l’éthique comme on dit aujourd’hui, fait regarder vers l’homme et vers le bas. Une phrase rituelle dit que : « L’œuvre commence toujours par le haut, le cœur et le Saint des saints ». Le cœur est donc plus le zénith que le nadir et ne se trouve pas où l’on pense. On part du haut mais la concrétisation totale est nécessaire pour que les choses soient durables et transmissibles. L’axe doit être parcouru sans cesse dans les deux sens. Il serait éthéré et absurde de vouloir se situer au zénith qui est de toute façon inaccessible dans son absolu. Seul l’axe importe.

            L’Astrologie est la science du haut. Elle situe en bas les hommes et la nature, en haut les puissances causales, avec le Verbe agissant entre les deux. A l’homme de les relier dans la conscience pour s’orienter vers la Vie et le mystère du jaillissement éternel de la joie.


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