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Vie

         Il ne faut pas la confondre avec l’existence.

        Elle est le phénomène éternel qui anime l'univers mais reste intangible.  L'existence est le caractère de ce qui passe, de ce qui est en devenir, animé ou non.

         La vie est l’émanation du Principe Créateur et lui est consubstantielle demeurant, par voie de conséquence, de nature sacrée. Elle est l'expression du mouvement qui est l'animateur de la création. En même temps elle est un mystère, le Mystère originel. Tout ce qui est créé la recèle. Même ce qui semble le plus inerte, telle la pierre, est composé de vide dans lequel se meuvent des atomes qui sont en perpétuel déplacement.

         Il suffit de se reporter à cette sublime synthèse de la Genèse qu'est le Prologue de Jean pour en voir l'importance et sa filiation divine :

« Le Verbe est la Vie, et la Vie est la Lumière des hommes ».

         Sur le plan initiatique on ne peut se satisfaire de l'explication rationnelle selon laquelle la vie n'est que le résultat du hasard, ou encore l'émergence d'une complexité biologique croissante, excluant avec horreur toute attache métaphysique et reniant en cela des conceptions millénaires unanimes à travers temps et espace.

         Elle est omniprésente et constitue l’essence de tout ce qui existe.

         On peut considérer qu'elle est la vraie constante de l'univers.  Elle puise de l'ordre dans un océan de désordre, allant à l'encontre de la loi physique de l'entropie. Elle structure tout ce qui existe. Ainsi se complexifie sans cesse la création et s'enrichit la conscience universelle. On pourrait la nommer conscience et impulsion. Si l'homme ne lui fait pas obstacle, elle ouvre ses perceptions. Malheureusement, livré à ses instincts, il la détruit en tentant de la stopper, de se l'accaparer, d'en être maître pour être le sommet de la création. Il y a alors Moi et le monde. Seulement les ouvertures individuelles ne sont pas la conscience universelle. Sans offrande totale, la vie est bloquée et ne donne accès qu'à une existence misérable vouée au néant. Celui qui veut l'accaparer pour s'en nourrir est rendu insatiable et affamé. Quand on s'offre à elle, on entre en elle.  Tel est le sens du serment initiatique. Elle n'a rien d'individuel et ne s'épanouit en l'homme que par un retour au tout.

         Elle apparaît par les quatre éléments : le souffle de vie, l'eau primordiale qui contient les puissances de création, la terre nourricière et le feu qui anime tout ce qui lui est offert. Elle se maintient dans la Sagesse par les lois célestes.

         Elle s'exprime par des formes tellement variées que l'Occident la symbolise par la Pierre. Elle qualifie nombre de mots comme le chemin de vie, ce qui laisse supposer qu'il y en a d'autres qui n'en sont pas, le temple de vie car on y cherche ses mystères, la parole de vie, celle qui formule le Verbe, l'encens qui est la plante de vie rendant divin...

         L'homme est par excellence l’être le plus achevé et à l'image du Principe qui l'a créé. Il peut s’animer selon différents plans. Celui qui l'interpelle en tout premier lieu, dès sa naissance, est le plan physique. Les sens matériels donnent une première perception de l’environnement. Puis la dimension affective se  développe par les sentiments. Ensuite vient l’aspect intellectuel ou cérébral manifesté par le don de la parole ou de la raison. Ces trois étapes concernent le monde visible. Ils sont innés et se développent naturellement avec la croissance, ceci positivement ou négativement selon la pression environnementale.

         Il reste un dernier plan qui relève de la partie invisible de l'existence, celle qui relie l'Homme à son Créateur. C’est celui de la vie en esprit. Il ne peut se développer seul, en restant isolé .

         Il constitue véritablement la partie essentielle de l’être, la plus secrète, la plus cachée, mais, en même temps, la plus importante pour l'évolution de la conscience et sa réponse à une finalité. Toutes les traditions la qualifient de véritable, d'authentique vie, la seule qui ait une réalité car permettant d'atteindre à l'éternité.

         « Je suis, donc je pense » aurait du dire Pascal, « et je pense à la vraie vie qui me fait être, et être à l’image du Créateur ».

         C'est pourquoi le secret de la vie est LE Mystère par excellence, celui qui ne peut être dévoilé que sur le plan individuel dans une communauté initiatique qui, elle, est en capacité de transmutation.

         Un initié ne peut pas être un objet léthargique ballotté par les avatars de l'existence. Il  pense avec justesse, en symbiose avec les symboles. Il intègre les concepts clés dans son existence. Sous l'angle de l’Amour, il dirige et élargit sa conscience dans l'humilité de sa réalité au sein de la création.

         Le devoir des initiés est de célébrer la vie  dans sa toute puissance en naviguant vers elle et en elle. Cela passe par la tradition qui se transmet de bouche à oreilles, ces organes que les Egyptiens  appelaient « les vivantes » car elle entre par cet endroit dans les êtres (cf. la naissance de Gargantua).

         On ne peut la qualifier d'éternelle au niveau humain. C'est inaccessible. Mais l'initiation offre une vie en éternité, dans le feu, ici et maintenant. La vie éternelle ne concerne que le divin et peut-être les rares êtres qui passent à l'Orient Eternel après leur décès, ce dont personne ne peut avoir de certitude. Nul besoin par conséquent de s'en préoccuper.

 

Ce n’est pas le fait de naître qui est la vie,

Mais la conscience.

(Hermès Trismégiste – Traité, XII.18)


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