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Tronc de la Veuve

         Dans les loges, il y a beaucoup de confusion et d’aspects profanes sur ce sujet. Il y a notamment un sac aux propositions qui peut recevoir des suggestions (attaches), et un Tronc de la Veuve recevant de la menue monnaie comme une quête dans les églises.

            En fait, il devrait y avoir un Tronc de Bienfaisance (ou mieux des Offrandes), destiné à accueillir le don permanent et total de chaque frère. Il est un réceptacle, idéalement en forme de bouche, indiquant par-là que c’est le Verbe qui recueille les offrandes. Il est étroitement lié au Tronc de la Veuve, symbole de l’initiation et de la Tradition, les deux objets étant des aspects d’une même chose. Ce qui est offert nourrit la Veuve et la féconde. Le Tronc de Bienfaisance est placé à l’extérieur de la porte du temple avant l’ouverture des travaux. Il reçoit les métaux qui sont ensuite portés au Trésorier. En effet, transmutés, ils enrichissent et régénèrent le Trésor de la loge. A la fin de la tenue, il est porté par le Maître des Démarches pour recueillir le travail de chacun.

            Saint Bernard parle de ces réceptacles très synthétiquement : « Peut-être vos mains sont-elles couvertes de sang ou souillées par des présents dont vous n’avez pas su les décharger. Aussi ferez-vous bien, pour ne pas vous exposer à un refus, de remettre entre les mains très pures de Marie (la Veuve), dignes du meilleur accueil, les pauvres offrandes qu’elle pourra transmettre à Dieu ».

            Le Tronc de la Veuve ne saurait recevoir de l’argent. En effet, il est la présence permanente de notre Mère qui baigne toute la voie initiatique. Elle est toujours voilée et n’a donc pas de forme. On ne peut en concevoir une forme humaine, d’où ce terme. Ce n’est pas qu’il en manque une partie ; nous ne pouvons voir ce qui manque. En fait, par une étymologie fausse mais vitalement vraie, le tronc est le trône. Il s’agit donc en fait du Trône de la Veuve. Elle est celui du Grand Architecte, celui d’Hiram et par conséquent celui du Vénérable Maître. Il en naît. Il n’y a qu’un seul Trône, qui circule entre les frères à la fin de la tenue, et chacun le touche. Son socle est un cube. Tel est le Trône de la Sagesse, le ciel qui élève le soleil de vérité, le nuage léger contenant la lumière, la sainte matière où la lumière s’est cachée.

            L’attouchement du tronc est un rappel du désir initiatique et de l’engagement de tout donner, y compris son existence. La Veuve ne peut qu’accepter une globalité et rejette ce qui est partiel. En effet, il n’y a pas d’autre solution pour reconstituer l’Homme universel.

            Dans ce geste, elle reconnaît que tous les initiés présents sont bien ses fils, ceux à qui elle a donné la vie. Celle-ci ne résulte pas de la volonté de l’homme mais de celle du Principe. Et il peut très bien se faire qu’elle ne reconnaisse plus un frère s’il n’est plus pur et sans tache. Cela ne peut arriver pour un Apprenti ou un Compagnon, mais reste possible pour un Maître.

            Le Tronc de la Veuve, toujours efficient, prêt à régénérer et donner naissance, est porté par le Trésorier, gardien, avant tout, des trésors spirituels, et qui ne se préoccupe que de ce qui a le plus de valeur. Il circule dans l’océan énergétique de la loge et doit revenir pur et sans tache. La communauté a œuvré, créé, formulé. Si elle l’a accompli au mieux, elle n’a pas trahi ni souillé ; elle n’a rien fait de négatif tout en construisant, car elle vit en conformité avec la Tradition.

            Après cette circulation des troncs, ceux-ci sont entre les colonnes à la disposition du Vénérable Maître. Il soupèse du regard le poids des offrandes, l’intensité du travail effectué, et donc que la tenue a été « bien-faisante », sans souillure. Alors, il peut les faire approcher de l’Orient.


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