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Linceul

         Il est une expression directe de la Veuve, parèdre du Grand Architecte de l’Univers. Ses caractéristiques sont éclairantes.

            Le linceul est blanc, couleur consacrée à la divinité, à la pureté, à la lumière. Le blanc rassemble toutes les longueurs d’onde mélangées, donc tous les aspects de la lumière ; il en est la synthèse. Cette couleur est la gloire et la puissance du divin, et aussi celle de la destruction future du monde terrestre quand il ne restera plus que le corps du Maître, devenu univers. La couleur noire que l’on met de nos jours au linceul est une dégénérescence survenue quand la perception de l’Esprit s’est éloignée des hommes, au 16ème siècle, au moment où l’homme s’est enfoncé progressivement dans la matérialité.

            La Veuve pleure le Maître assassiné, son époux, et ses larmes d’argent tombent sur le linceul qui en porte donc les traces.

            C’est un drap de lit, un linge qui entoure le corps ; mais il peut aussi se présenter sous la forme de bandelettes. Il enveloppe certains dieux. Le Christ a été mis au tombeau en étant entouré de bandelettes qui ont ensuite été retrouvées dans le tombeau vide. En Egypte, Osiris, Ptah… étaient figurés emmaillotés d’un linceul qui semblait les priver de mouvement. Prisonniers au cœur de la manifestation, ils demandent à être délivrés par la transmutation. En fait c’est le linceul qui les rend à la divinité. Tant qu’ils n’en sont pas entourés, ils ne sont pas réellement agissant.

            Etymologiquement, ce mot vient de « linum » qui signifie lin. Le linceul est en lin. Cette plante a une croissance très rapide et donne des fibres très résistantes, aux usages multiples et d’une très forte longévité (cf. les momies égyptiennes). On retrouve donc trois caractéristiques symboliques : forte capacité de métamorphose, résistance au monde manifesté, immortalité. Cela explique sa connotation de pureté. En Egypte, c’était le seul tissu qui présentait la pureté nécessaire pour être en contact avec ce qui est d’essence divine. Les prêtres et prêtresses en étaient revêtus pour leur office.

            Venons-en à la fonction de ce linceul.

         Il est un réceptacle. C’est le sac dans lequel la Veuve réunit ce qui est épars et opère la transmutation pour recréer Hiram, qui pourra ensuite la féconder. Le linceul est le passage obligé de la résurrection du Maître, l’ultime phase qui la prépare. Le linceul est la matrice qui contient une énergie et reforme le Maître ; il l’anime. Symbole de transmutation, il est à la fois la règle manifestée et l’œuvre réalisée, d’où son nom de tablier de Maître. C’est dans cette nouvelle peau que le Maître naît, se transmute.

            Il est également un voile.

         L’homme moderne veut dévoiler à tout prix la nature, prétendant y accéder rationnellement. L’essentiel lui échappe alors. Le Maître procède à l’inverse. Il a le devoir de maintenir le voile de la connaissance, en agissant humblement, sans prétention, à l’aide de son seul regard intérieur.

            Le linceul cache le Mystère de la création, celui de la vie et de la mort, et le contient. Il cache ce qui se passe dans le sarcophage, à l’abri de tout regard humain, même pour la Chambre du Milieu. N’est-il pas en fait le voile de la création ? C’est un tissu de lumière. Souvenons-nous que la Veuve est voilée, telle Isis. Elle l’est par le linceul qui lui donne une expression visible.


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