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Main

         Sa nature la met en rapport avec le Cinq. Elle contient ce Nombre. En effet, l’étoile à cinq branches s’inscrit dans sa paume, symbolisant l’harmonie de l’être, permettant de recevoir l’énergie de l’univers et d’exprimer tout ce qui est perçu. En elle s’inscrit donc toute l’initiation, dans la voie brève comme dans la voie longue.

            Mais elle a également cinq doigts qui lui permettent d’agir, et elle donne des proportions qui servent aux tracés dans la construction des édifices sacrés : la paume, la palme, l’empan. Partant de la main, fixée sur l’avant-bras, on arrive au coude qui détermine la coudée, unité de base de tout édifice. Toutes ces mesures, avec le pied, sont entre elles en proportion du Nombre d’Or.

            La main s’anime, à la fois activement et passivement.

            Quand l’initié est passif, il se remet dans la main qui le guide, par exemple pendant le rituel d’initiation. Cela correspond à la main gauche qui reçoit.

            Quand l’être est actif, il devient capable de toucher les vérités de l’Art Royal et de façonner la Pierre Cubique en pierre parlante car il a une juste préhension de la matière. Cela passe par la dextre qui donne et agit.

            Quand l’Evangile de Thomas dit : « Qua ta main gauche ignore ce que fait ta main droite », on peut supposer qu’il évoque l’indépendance nécessaire entre ce que l’on reçoit (gauche) et ce que l’on donne (droite). La main peut recevoir l’œuvre juste ; elle est alors le consentement, l’acceptation du don avec toutes les conséquences que cela implique. Mais une main qui ne sait pas se décharger de ce qu’elle détient devient souillée, impure, couverte de sang. Et cela, c’est à la fois accepter de tout donner, et faire en sorte que cette offrande soit acceptée parce qu’acceptable. L’initiation nous apprend que, pour cela, il faut passer par le temple, un contact direct avec le divin étant d’une prétention folle.          Il y a un lien nécessaire entre elle et l’esprit. La connaissance passe autant par la perception que par la mise en forme. C’est l’humanisme au 18ème siècle qui a conduit à séparer les opératifs et les spéculatifs. Cette distinction est un non-sens initiatique. D’ailleurs, en hébreu, le terme de connaissance est constitué, de par le sens des lettres, de « main » et « œil ». La connaissance passe autant par la perception que par la mise en forme. On concrétise donc par la main ce qu’on perçoit dans l’abstrait. Rappelons l’adage : « Le cerveau guide la main, la main enrichit le cerveau ».

            Cette mise en forme se fait généralement par l’intermédiaire d’un outil tenu par la main. Mais celle-ci est le plus bel outil que l’homme ait jamais eu à sa disposition, ce qui le différencie de tout le reste de la création. Elle est outil de perception, de pensée, de conscience.

            Elle ne doit pas porter de gants, afin que le contact avec la matière et avec l’instrument ne soit pas coupé, mais aussi pour ne pas masquer des imperfections qu’il vaut mieux corriger. Avec cet accessoire, quel outil peut-on utiliser correctement ? A-t-on déjà vu des ouvriers travailler sur un chantier avec des gants ? Par contre, il est nécessaire de purifier les mains. Cela se fait par l’eau quand elles sont plongées dans le liquide primordial lors du rituel d’initiation, où, comme on devrait le faire, avant l’entrée dans le temple. Plonger la main revient à plonger tout l’être. C’est tellement important que celles du Compagnon fini sont examinées avec attention.

            La main peut alors s’exprimer dans la chaîne d’union car elle est l’élément essentiel par lequel les frères sont liés. Cette chaîne se suffit à elle-même puisqu’elle réalise l’œuvre suprême. Par elle, le nouveau membre est reçu dans la communauté, tenu par les autres frères. C’est un instant magique qui permet à tous, quels que soient les grades, de toucher au Mystère.  

            De même, l’attouchement du Tronc de la Veuve, en fin de tenue, symbolise l’offrande totale de tout ce que l’on possède et de ce que l’on est, pour que le temple s’édifie. Dans les attouchements par l’accolade entre frères ou bien l’accomplissement des points parfaits de la Maîtrise, il y a croisement des énergies et recréation de l’Unité.


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