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Cercle

         Voilà une ligne parfaitement ronde, sans commencement ni fin, sans le moindre détour. Ensemble de points à la même distance du centre, elle délimite un intérieur et un extérieur, une zone d’influence, qui s’élargit ou se rétracte en donnant des cercles concentriques.

            Si on la rétrécit à l’infini, on obtient le point, le centre de toute chose. Sans dimension, infiniment petit, invisible donc, il a une fonction génératrice primordiale. Là passe l’axe du monde, la volonté du Principe, la Cause des lois causales et des fonctions créatrices animées par l’Amour. Là se trouve l’Unité insécable qui contient toutes les potentialités de création.

            Le cercle peut être considéré comme le développement du point, de l’appui d’où part le mouvement. En quelque sorte, le point se dédouble, comme le Principe qui se pense pour engendrer la création, ce qu’évoque le Yin-Yang. L’écartement du compas va, symboliquement, de l’infiniment petit à l’infiniment grand. Le cercle donne la base de tout tracé, de toute évolution du point. Il est donc la source du devenir, le mouvement pur grâce au centre immobile. Telle fait la goutte d’eau tombée du ciel sur de l’eau et qui génère une figure qui s’agrandit sans fin. A la fois mouvement et repos, il permet toute forme. C’est pour cela que la Chambre du Milieu doit retrouver le point, se situer au centre du cercle, symbole de l’Unité retrouvée, du retour à la Cause et peut alors faire ressusciter en elle le Maître.

         Si on élargit cette ligne à l’infini, elle devient l’univers, l’englobant comme le disque du zodiaque. C’est le symbole du ciel, du monde divin, de l’invisible qui englobe le visible, le tout indifférencié et sans forme où le début et la fin se rejoignent, d’où l’Ouroboros.        

         Mais on peut aussi concevoir le cercle à partir de ses rayons qui sont en nombre infini comme les multiples créatures de l’univers qui forment le tout du divin issu du Un primordial, magnifique symbole du Tout en Un. Il génère la vie et, avec son centre, forme le symbole du soleil, de la lumière divine créatrice qui rayonne et diffuse la Vie.

            On comprend alors que seul le Grand Architecte de l’Univers peut tracer le cercle avec son compas, l’homme se contentant d’arcs avec le cordeau. Une fois tracé, il donne tout son sens à la Chambre du Trait et illumine le travail sur la géométrie sacrée ; ainsi apparaît le monde du Compagnon où il n’y a plus qu’à allumer l’Etoile jusqu’au passage au centre qui ressuscite le Maître. Mais pour cela, la quadrature du cercle, impossible rationnellement, est essentielle à réussir opérativement. Elle est l’union indissoluble du ciel et de la terre. Elle permet de retrouver le carré, symbole de ce qui est manifesté, et de remonter jusqu’au carré long argenté de la genèse, départ de la création. Elle est en fait triple par les équivalences de la circonférence (racine de phi), de la surface (la moitié de la racine quatrième de phi) et du volume (l’inverse de phi). Les solutions, très précises bien qu’approchées, sont toutes trois fonction du Nombre d’Or ou Vie divine. L’impossibilité mathématique rappelle l’œil Oudjat égyptien dont la somme des parties ne reconstitue pas la totalité (63/64), mystère de la descente de l’Esprit dans le manifesté. Il y a un léger décalage entre l’idée et la forme, le concept et sa réalisation humaine, le divin et l’humain.

            Pi, qui assure le passage entre le Trois (le divin manifesté) et le Quatre (la manifestation), est le Nombre du cercle puisqu’il est le rapport de la circonférence sur le diamètre, invariablement.

            En tournant autour d’un diamètre, le cercle engendre la sphère. Comme dit Michel Maïer : « Du mâle et de la femme, fais-toi un cercle unique, d’où surgit le carré aux côtés bien égaux. Construis-en un triangle, à son tour transformé en sphère toute ronde. La Pierre alors est née ». 


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