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Genou

         Voilà un symbole dont on ne parle guère bien qu’il soit évoqué dans tous les rituels de passage. Il est pourtant très fort. Il suffit pour s’en convaincre de demander à quelqu’un de s’agenouiller pour vérifier que cet acte n’est pas innocent.

            C’est l’articulation essentielle de la marche, mais également de l’élévation. En effet, on ne peut monter un escalier qu’en le pliant. Sans lui, on ne peut aller vers l’Orient, vers le divin. Il libère la marche dans le temple et déclenche donc le mouvement de l’initié ; il permet de s’élever en fraternité. Il n’y a pas d’accès au temple sans son animation. On peut d’ailleurs remarquer qu’avec un genou douloureux, la montée est plus facile que la descente, l’articulation se pliant moins. Il en est de même sur le plan initiatique où les deux déplacements sont indispensables.

            La tradition rapporte que là est le siège de la force du corps, permettant la station debout et le mouvement en parfaite verticalité, apanage de 1’homme qui lui permet de joindre la terre et le ciel. Si, de plus, on remarque que le pied, le genou et le cœur sont placés en proportion dorée, apparaît le lien primordial avec le siège de la conscience et la source du déplacement dans l’espace. Nous avons là la clef du mouvement en conscience.

            Le genou à genou des Points Parfaits de la Maîtrise correspond à tous ces aspects dans l’éveil du Maître. D’une façon primordiale, ils se pratiquent quand le nouveau Maître vient d’être redressé. Il y a coordination, en rectitude, d’une animation commune autour d’un pivot, centre générateur de l’initiation, axe de communion entre les deux polarités qui recréent l’Unité. On comprend ainsi pourquoi, au moyen âge, un initié se représente le genou découvert. Dans les rituels maçonniques, le néophyte, en voie de création comme frère, est apprêté de cette manière afin de révéler en lui l’angle clef du cheminement initiatique.

            En effet, quand on est à genou, apparaît l’équerre, l’angle de rectitude. Celui qui sait prendre cette position incarne cet angle qui est la Règle de la communauté ; il est plein de rectitude au cœur du divin ; il est droit, cohérent, conforme à la Règle à laquelle il se soumet. Il marque la soumission de sa volonté, l’obéissance et l’humilité. Cela n’est donc envisageable que devant ce qui est plus grand que 1’homme, supérieur : le Grand Architecte, et son représentant dans la loge, le Vénérable Maître. Ce geste se retrouve dans la plupart des religions comme dans la tradition chevaleresque. Il faut remarquer que dans cette position, le corps reste aussi droit que debout, seule la taille diminue. S’agenouiller n’est pas se courber.

            Il y a trois manières de faire ce geste. Quand un être se met sur les deux genoux, il est passif, en réception totale. La prière, le recueillement, la méditation sont favorisées. Une parfaite et stable immobilité est possible, effaçant le temps et l’espace. L’instant présent se vit d’autant mieux comme un moment d’éternité. Telle est l’attitude du néophyte devant l’autel avant les épreuves dans le temple, pour s’incliner devant le Souverain Architecte des mondes afin de s’élever jusqu’à lui et réussir à franchir les portes qui vont se présenter à lui. Le sens est le même pour le frère qui trace le Tableau de Loge, face à l’Orient et qui n’est que le doigt du Grand Architecte.

            Par contre, quand un seul genou est mis en terre, c’est le mouvement qui est mis en avant. En effet, l’autre ne peut qu’être alors également en équerre, amorçant un svastika, l’équerre en mouvement, en rotation, pour unir la terre et le ciel. Toute la force est mise au service de l’universel. Dans cette position avec le genou gauche en terre, le Frère est créé, constitué et reçu, et les serments sont prêtés ; le chevalier était également ainsi adoubé ; il y a réception d’une énergie. De la même manière, mais le droit en terre, les travaux primordiaux de l’Apprenti et du Compagnon sont effectués ; il y a émission d’une énergie. 


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