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Espérance

         Il convient tout d’abord de la distinguer de l’espoir qui est un état d’attente statique. L’espérance est définie par la religion comme la vertu par laquelle on attend de Dieu sa grâce et la vie éternelle. Cette explication est évidemment de nature exotérique et concerne ceux qui ont une croyance en une vérité révélée. Cela ne signifie pas pour autant qu’elle leur soit inutile. Esotériquement, il convient de rechercher le concept qui est caché.

         L’Espérance est une vertu considérée comme théologale par la tradition chrétienne. Elle forme, avec la Foi et la Charité (Amour) un ternaire fondamental. Théologal signifie « qui se rapporte au divin ». Dès lors, le divin ne pouvant se percevoir que par le Trois, ces vertus sont indissociables La charité empêche toute espérance individuelle et on ne peut l’accomplir que si l’on a la foi.

         Cela permet de distinguer l’espérance sacrée qui ne peut pas concerner le moi, et celle humaine qui veut quelque chose pour soi et qui est synonyme d’attente. La première est sereine, confiante et permet la persévérance. La seconde est un poison de l’âme, au même titre que le doute, la frustration ou le désespoir. Attendre que les choses viennent est la pire des attitudes. Voilà bien une source inutile de déception. « Attendre son carrosse », c’est attendre de disparaître, définitivement.

         Ainsi l’initié sait que s’il ne fait rien, il n’arrivera à rien ; il n’attend pas une descente providentielle de la lumière divine en restant inactif, opérativement et spirituellement. La magie des rituels qu’il observe n’aura d’action que s’il participe pleinement à leur réalisation. Un rituel dit que « la hauteur du temple est le feu de l’Espérance ». Autrement dit, cette vertu élève, par un désir, vers le divin. Ainsi, le néophyte, par la cérémonie d’initiation, espère accéder aux Mystères. L’apprenti espère passer de l’initiation virtuelle à l’initiation réelle.

         C’est donc cette vie spirituelle émanée du rite et vécue dans une communauté initiatique qui va permettre à l’initié de peut-être trouver en lui le Grand Architecte de l’Univers. Il approche ainsi de la vie éternelle, celle de l’Esprit. Si l’on vient un jour à frapper à la porte du temple, c’est que l’on a déjà en soi une parcelle d’espérance, sans toujours trop savoir à quoi elle correspond. Il appartient à un enseignement initiatique bien mené de la développer, de lui faire prendre corps et de lui préciser le but : devenir un authentique fils de la lumière.

         Il en ressort que cette vertu, par ce désir, contient une dynamique. On peut même dire qu’elle est la source de mise en mouvement de l’initié. 


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