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Mort

         L’humanisme moderne qui a mis 1’homme à la place de Dieu comme centre et finalité de la création, a supprimé toute espérance. La mort est ainsi devenue source d’angoisse. Elle fait figure d’épouvantail et débouche sur le néant. Cette conception matérialiste est tout à fait différente de la conception initiatique qui ne peut concevoir la manifestation sans un Principe créateur, immanent, et donnant à tout être la possibilité de transcendance.

         Pour l’initié, l’homme est composé de trois parties : le corps, l’âme et l’esprit. Lors du décès, le corps se décompose et retourne à la matière terrestre. L’esprit, de nature incréée ne disparaît pas ; il retourne à sa source, la lumière divine. L’âme, partie subtile et invisible peut accompagner l’esprit dans certains cas.

         La disparition physique n’est qu’un passage obligé, un changement d’état. Elle peut ouvrir à la découverte de nouvelles dimensions, en fonction de la conduite de l’existence. L’initié sait que son corps est périssable. Il se préoccupe donc de l'évolution de son âme et de l’élévation de son esprit afin de les faire se confondre lors de l’ultime passage, avec la source qui est la Lumière du Principe. Il se transforme de l’intérieur et combat la vision binaire qui se manifeste par un entraînement vers le bas, le véritable néant. C’est l’aspect sethien des Egyptiens, ou luciférien du Christianisme. Ce combat est symbolisé par le chevauchement du tigre ou la domination du dragon.

         Pour cela, il n’y a qu’une seule méthode efficace : la mort. Elle est la mère des initiés, celle qui prépare la conception d’une nouvelle vie, autrement dit la Veuve qui ressuscite le Maître. En sacrifiant le vieil homme, l’être renonce à sa petite existence individuelle pour plonger dans la vie. Il donne son existence pour la sauvegarde du corps communautaire.

         La mort est indispensable à la continuité du vivant. Si elle n’existait pas, la vie ne pourrait se perpétuer (Si le grain ne meurt...). La fleur disparaît pour donner naissance au fruit, le fruit pour la graine ou semence, la semence pour une nouvelle naissance. Et ce, depuis l’origine jusqu’à la fin des temps. Ce qui se passe au plan végétal vaut pour le plan animal et pour le plan humain, avec toutefois cette différence que l’homme possède une raison consciente, l’esprit, et un principe animateur, l’âme, qu’il peut diriger, s’il le veut, afin de les rendre immortels.

         En Alchimie, la mort s’appelle dissolution. C’est la première et la plus importante des opérations de l’Œuvre. Celui qui en découvre le mystère voit s’accomplir la putréfaction et détient le plus grand secret du monde. La mort est liée à l’humilité, à la simplicité, à la pauvreté en esprit et au non-vouloir. Cette pauvreté qui a un pouvoir alchimique, est celle qui crée un vide demandant à être comblé. Cela consiste en de permanentes prises de conscience des obstacles intérieurs sur tous les plans de l’être, matériel, affectif, mental et même spirituel (fanatisme), et des moyens de les dominer.

         La plupart des traditions y font référence avec comme objectif la réalisation du Principe divin dans l’esprit de tout homme. L’initié vit de multiples morts tout au long de son existence, afin de renaître à chaque fois sous une forme de plus en plus épurée. Il se rapproche ainsi de la Loi d’Harmonie qui dirige le monde. 


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