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Couronne

            Elle symbolise le pouvoir, la souveraineté, la royauté, tout particulièrement en esprit sur le plan initiatique. Elle est portée par le Maître réalisé, symbolisé par le Vénérable Maître, actualisation d’Hiram dans la loge. Cela incite à aborder ce mot en novonarité.

            Elle marque l’être qui vit le retour à la Cause, l’intégration à celle-ci, donc le Maître qui a vécu la transmutation. En général d’or, symbole de la Maîtrise et de la lumière spirituelle reçue du divin mais qui doit être portée dans le monde des humains, et ornée d’étoiles ou de pierres précieuses donc célestes, elle permet à celui qu’elle ceint de relier à l’au-delà ce sur quoi il règne. Placée au sommet du corps, visible de tous, entourant l’axe vertical du corps assimilé à l’axe du monde, elle transforme l’être en intermédiaire entre la terre et le ciel et donne ainsi le pouvoir de guérir, physiquement mais surtout spirituellement. Elle délimite ce lieu où se fait le mélange subtil de ces deux mondes pour apporter aux hommes le moyen de s’élever et d’évoluer.

            Elle donne une énergie capable de participer à la genèse permanente. Elle est placée à l’emplacement du chakra supérieur, le principal, qui, s’il est ouvert, donne accès à la royauté en esprit et libère la circulation d’énergie en liaison continue avec l’énergie universelle qui baigne l’univers. Elle symbolise alors l’achèvement, mot issu de chef et de caput, la tête ; elle caractérise donc l’homme achevé, parvenu à la tête, parfait.

            Elle diffuse un feu créateur qui permet à l’être d’être en harmonie avec la Règle dans le long cheminement périlleux de l’initiation. En forme de cercle, elle correspond à l’auréole des saints ou rayonnement de lumière divine, comme à la tonsure des moines ainsi totalement consacrés au divin pour transmettre le Verbe en toute humilité.

            Mais porter la couronne implique des devoirs. Le Maître, connaissant la pensée du Verbe, a comme obligation première de l’exprimer. Pour cela, dès qu’il est en fonction, il porte un chapeau équivalent à la couronne, et dont les formes sont variables suivant les lieux et les époques (mitre, tiare, bonnet phrygien, bonnet de maître…). Remarquons qu’il en est de même chez tous les dieux, égyptiens, grecs… et même le Christ toujours représenté auréolé. Ce que porte la tête résume la nature de l’être, l’état qu’il a atteint et les obligations que cela entraîne.

            Le Maître ne peut, dès lors, qu’agir en conformité et fidélité totales à l’Esprit du Verbe. La couronne comme la tonsure délimitent précisément la calotte crânienne, le monde céleste et le monde terrestre en l’être. Devant résoudre cette dualité par l’esprit qui l’habite et qui reçoit l’enseignement divin, il ne s’appartient plus, devenu Règle vivante de mise en œuvre. Il s’y soumet corps et âme, en toute humilité et pleine conscience.

            La claire conscience de la réalité apportée par ce couvre-chef permet de s’exprimer et de diriger selon une conception juste et harmonieuse du Verbe. Le cercle qui le ceint lui donne la maîtrise principielle de l’œuvre, la maîtrise des forces en mouvement qui rassemblent et organisent les choses.

            Recevoir la couronne constitue le sacre. Elle conduit donc à un devoir de sacralisation de l’existence, dans les pensées, paroles et actes, comme dans la transmission de cette notion. Elle est la récompense d’un acte de valeur (couronne de laurier) mais surtout d’un état qui rend capable de vivre dans les Grands Mystères, après une très longue préparation. Il faut être capable de cette lourde responsabilité qui fait qu’aucun individu sensé ne peut avoir l’ambition de la porter : elle fait exploser celui qui n’en est pas digne et qui n’accepte pas d’être totalement dédié au service divin. Nul ne devrait avoir l’ambition de devenir Vénérable Maître.

            Le Maître couronné ne s’exprime plus que pour rayonner et manifester la Règle afin que la pensée du Principe puisse s’étendre dans les consciences de ceux dont il a la responsabilité. Distingué et reconnu parmi ses semblables pour en être le guide spirituel et temporel, il est élu par ses pairs et ce sont eux qui le sacrent. Le roi est le premier serviteur de son royaume, lui consacrant sa vie sans aucun privilège autre que le Devoir absolu.

            Alors, le Maître couronné est capable d’exprimer une qualité supérieure qui lui permet de générer la vie dans l’harmonie de l’Amour.


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