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Pierre philosophale

         Ce qu’elle est ?

         Fréquemment évoquée dans les ouvrages d’alchimie, elle est surnommée « roi très puissant et invincible », « le miracle du monde », « le sujet des émerveillements », « pierre des émerveillements », « pierre d’immortalité », « pierre des transmutations ». En effet, elle est la minière, la Toison d’or, la racine de l’or, le temple sacré de la lumière, la rose hermétique, la fleur du Grand Œuvre, tous symboles traditionnels de l’Unité absolue ou Feu principiel générateur du cycle de la vie.  Elle est semblable à la pierre des philosophes, mais celle-ci est crue, alors que notre objet est cuit et digéré.

         Son aspect est tantôt translucide, cristallin, rouge, réductible en poudre et fusible ce qui lui donne un pouvoir de pénétration et en même de temps d’absolue fixité. En effet, sa base est l’Amour. Elle est alors dense et incalcinable. Mais elle peut aussi être blanche et pesante, brillante comme pur argent, indice certain de l’union et de la paix entre les quatre éléments.

         Comment l’obtient-on ?

         On ne doit pas la chercher quand on ne sait pas ce qu’elle signifie. Résultat de l’art alchimique, elle résulte de l’action conjuguée des quatre éléments et des trois principes mercure, soufre et sel. Elle est donc formée des quatre éléments et de la quintessence. Les polyèdres sont les étapes qui conduisent à elle. Elle correspond au parfait achèvement de l’étoile. De tous les métaux, on peut faire un vitriol ou cristal ; et le vitriol, anagramme de « l’or y vit », est seul suffisant pour l’obtenir. Elle est la pierre des sages évoquée dans la formule latine de V.I.T.R.I.O.L. On la trouve certes en soi, mais on la prépare de l’extérieur et elle se nomme aussi élixir.

         Le Maître sur la Voie (dont la science directrice est justement l’alchimie) doit, lui aussi, se livrer à une série d’opérations : purification de sa propre materia prima (lui-même), dissolution des idées reçues (la peau du vieil homme), coagulation (consolidation de la connaissance), le tout sous la conduite du feu intérieur (énergie de l’Amour divin). Ceci est en parfaite cohérence avec la connaissance des quatre éléments, Air, Eau, Terre et Feu ; le cinquième élément, la Quintessence, est l’aboutissement de ce travail et correspond à la création de la Pierre Philosophale. Le Maître qui a ainsi accompli son Œuvre, l’Art royal, est à la fois materia prima, athanor, Pierre Philosophale (tout comme dans le Zen, l’archer doit devenir à la fois arc, flèche et cible), véritable retour à l’Unité

         Mais à quoi sert-elle ?

         Elle suffit pour commencer, achever et multiplier l’œuvre. On trouve en elle tout ce qui est nécessaire pour cela. Traditionnellement, elle est susceptible de guérir et de transmuter en or tout ce qu’elle touche et notamment les métaux vulgaires. Médecine universelle, elle rénove toutes choses. Quand elle a son état parfait, elle réalise la projection dans les corps humains comme dans les métaux.

         Dans la voie initiatique, c’est la création de la pierre des transmutations qui transforme la matière en esprit et lumière, mais qui en même temps donne corps à ce qui est invisible. Telle doit être la recherche communautaire.

         A quoi correspond-t-elle dans les symboles maçonniques ?

         D’après ce que nous venons d’évoquer, par cette puissance multiplicatrice qui permet de construire le temple, elle est la Pierre Cubique à pointe. Elle se représente aussi par l’œuf philosophique qui contient le secret de la vie et le préserve par une coquille hermétiquement close.

         Ainsi, l’alchimie pratiquée par l’initié n’est pas de nature matérielle mais d’essence uniquement spirituelle. Elle vise à la transformation de l’état natif, instinctif, déterminé de l’individu, en un être conscient, libéré de son déterminisme, connaissant la Réalité, et se soumettant, en toute humilité, à la Règle qui en découle. Voilà la transmutation des métaux (la signature zodiacale), laissés à la porte du temple, en or le plus pur. Voilà l’intégration aux Petits Mystères puis la transmutation par et dans les Grands Mystères.

         La Pierre Philosophale est donc de la nature de l’Esprit. C’est, en quelque sorte, un état à acquérir par le Maître parvenu au centre.

         L’initié sur la voie réalise en premier « l’Homme primordial » par la connaissance de l’astrologie et de la magie, et il devient Compagnon fini. Puis il réalise « l’Homme Universel » grâce à l’alchimie des Nombres qu’il intègre par sa sublimation à la Maîtrise et ce, au sein de la Chambre du Milieu.

         Symboliquement, on peut donc assimiler la communauté des Maîtres à la Pierre Philosophale. Cette chambre, réunie au « centre de toute chose » est en capacité de permettre la transmutation de tout ce qu’elle entreprend afin de rendre présente et vivante la Loi d’Harmonie, et participer ainsi à la genèse permanente, à l’image du Démiurge.

         Cette œuvre de la Chambre des Maîtres correspond à la multiplication hermétique qui est la transformation en or de tout ce que touche la Pierre.

        De la couleur feu, celle de l’Amour, la Pierre est en correspondance avec le cœur de la communauté, lui-même en relation étroite avec le cœur-conscience de chacun des Maîtres. Le cœur de la communauté est le siège de la Règle car c’est par cette dernière que se manifeste la réalité du Principe Créateur.     


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