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Son

            L’incréé est un océan d’énergie primordiale. Il préexiste avant toute création. Il ne s’y passe rien. L’énergie est immobile. Soudain jaillit une vibration, et la création commence, à la voix.

            Au commencement était donc le silence. Et le son apparaît en son sein, il se manifeste. Il n’est autre que l’Amour. L’amour se corporifie. Le son est le Verbe qui se fait chair, qui se manifeste. Le Verbe devient physiquement sensible par lui. La création est la projection de l’amour divin par cette vibration primordiale. C’est pourquoi on peut dire que la création chante, résonne, qu’il y a une harmonie des sphères. A nous d’entendre la musique des sphères si l’on veut aller au-delà des apparences. D’ailleurs, dans le voyage de l’air, ce que l’on entend n’est disharmonieux que pour l’oreille profane. Il est proposé au néophyte d’exercer son entendement pour percevoir la vibration primordiale.

                Le son primordial est donc émis au premier matin du monde (c’est tous les jours ce premier matin, et plus particulièrement à l’ouverture des travaux). A ce moment, le phénix (dont la forme dégénérée est le coq) se pose sur la butte primordiale qui émerge du chaos originel. Il pousse un cri. C’est le big-bang des physiciens, une vibration de l’origine dont on peut encore aujourd’hui enregistrer les effets rémanents.

            En fait, tout le créé n’est que vibration de la lumière unique originelle. Il en jaillit des vibrations de toutes sortes, des plus fines aux plus denses. Ainsi, la pierre n’est qu’un rayon de lumière corporifié, ce que formulaient les pyramides de Gizeh.

            Tous les symboles sonores que nous utilisons sont un rappel de ces éléments sous un angle particulier. Le son y est une vibration efficace qui se produit à la fois dans le monde apparent et dans l’invisible. Et il peut nous créer ou nous détruire (cf. Jéricho).

            La canne, en frappant le sol rythmiquement, organise l’espace où vont se déplacer les frères. Elle met en place les choses. Elle fait vibrer les êtres qu’elle précède et les met à l’unisson. Elle ouvre les chemins en écartant les dangers de l’invisible.

            Les coups de maillet du Vénérable Maître ont également des répercussions dans l’invisible. Ils donnent la vibration primordiale qui permet la création. Le rituel d’ouverture pourrait se résumer à un coup de maillet. Mais l’homme a besoin de formuler pour percevoir, et le rituel complet est là pour cela. Les coups de maillet agissent au plus profond de chaque frère. Ils éveillent leur parcelle de lumière et les unissent. Les coups des surveillants répercutent cet écho sur tous les plans (niveau et perpendiculaire).

            Les rituels sont faits pour être prononcés et donc poursuivre la création à la voix.

            La batterie et l’acclamation jouent le même rôle, claquement des mains et cri. C’est un acte égoïste du Vénérable Maître (« A moi, mes frères... ») qui permet de mettre à l’unisson les frères, de les mettre au rythme de l’harmonie cosmique. Rappel du cri primordial, elles se pratiquent à l’ouverture des travaux qui font revivre la genèse du monde et à la fermeture quand l’Œuvre est accomplie. C’est une batterie d’allégresse. La joie de la création éclate.


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