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I.5.c L’APPARENCE (sincérité; orgueil, vanité; loyauté)

         Les sujets de ce plan de travail sont volontairement rédigés pour nous rendre perplexes et nous aider à ne pas utiliser d’emblée notre raison. D’autre part, ils sont liés et s’enchaînent ; par exemple, si l’on vit la royauté en utilisant l’énergie universelle, on peut aller au-delà des apparences, ou inversement, en nous appuyant sur les apparences qu’offre la nature, on peut utiliser l’énergie qu’elle recèle et parvenir à la royauté en esprit.

         Pour un initié, il s’agit ici d’aller au-delà des apparences qui cachent la vraie nature des êtres et des choses. C’est la sincérité qui révèle la réalité d’un être ; mais il y faut l’énergie de l’orgueil qui doit être maîtrisé par l’humilité ; alors cette nature peut s’exprimer avec loyauté. Si l’être est sincère, orgueilleux mais loyal, l’apparence que l’on montre est consistante et montre la réalité de l’être. Mais dans le cas contraire, notre apparence est trompeuse ou au mieux superficielle. Reprenons cela après avoir précisé ce que nous entendons par l’apparence d’un homme.


         Le signe du Lion, cinquième du zodiaque, est la formulation du Nombre Cinq, donc de l’individualisation, de l’incarnation ; or l’individualisation peut se faire tant sur le plan individuel que sur le plan plus général de la nature ou encore sur celui de la spiritualité : « Une plante sort de Ciel » est-il dit dans un rituel d’initiation en Égypte Ancienne. Restons-en à l’homme. Ce Cinq fait donc apparaître la forme, laspect matériel et visible, une apparence extérieure qui peut à la fois exprimer une réalité, comme dans le cas de la Pierre Cubique, ou être trompeuse comme le dit l’expression populaire : « L’habit ne fait pas le moine » ; elle n’est alors pas révélatrice de la véritable intention des êtres ni de leurs aspects invisibles. Cette forme est toujours nécessaire pour corporifier la conscience, la vivre et permettre ainsi l’enrichissement de la conscience universelle. Le cœur a besoin de la forme pour aller au-delà. Elle n’est pas toujours trompeuse. L’apparence ne doit donc pas être vue négativement. Ce mot vient du latin « apparere », apparaître, mais aussi être visible, être clair, être au service de. C’est donc simplement ce que l’on voit de l’extérieur d’une chose ou d’un être. Ce n’est pas irréel, une illusion (nous ne sommes pas en Extrême-Orient). Tout ce qui affecte nos sens a une forme de réalité.

         L’illusion est ailleurs ; elle est de croire uniquement ce que disent les sens physiques sur le réel. C’est notre attachement à la forme, à ce qui paraît, à ce qui semble et se laisse voir par une enveloppe physique, qui nous trompe et mène à l’ignorance, tout autant que l’attachement à l’ego. L’intelligence rationnelle s’obstinera toujours à croire fermement au visible et non pas à l’invisible, encore moins à l’incréé. « Les apparences nous charment ; on refuse de croire à l’invisible » (Hermès Trismégiste. Livre l, traité 4). Alors que l’initiation requiert de la part des frères qu’ils soient sincères, loyaux et transparents, en ne laissant aucune place à la tromperie, nombreux sont les usurpateurs et les manipulateurs qui utilisent l’apparence, expression de la vraisemblance et non de la vérité, comme un outil de séduction leur permettant de mieux tromper leurs observateurs en les convaincant d’une vision. Nous sommes là dans le domaine du mensonge et de la manipulation (les anciens Égyptiens parlaient d’Isefet, qu’il faut combattre sans cesse et qui est l’adversaire de Maât, la règle).

          Notre vie matérielle nous conduit à nous fier aux apparences, à ne retenir de ce qui nous entoure que la vision simpliste et extérieure de toute chose. Notre monde habituel n’est fait que d’apparences qui faussent notre compréhension de la réalité du monde. C’est pour cela que le néophyte entre dans le Temple les yeux bandés pour ouvrir ses sens aux vraies perceptions, et de passer des sens matériels aux sens immatériels. Cette initiation transforme la capacité à voir les choses, non en quantité, mais en qualité. Nous nous ouvrons à l’invisible et apprenons à voir au delà de ce qui paraît qui cache la nature intrinsèque des êtres et des choses. « Sachez fermer vos yeux à l’apparence pour les ouvrir au réel », dit le rituel. Ce que nous croyons percevoir n’est souvent qu’une image, sans réalité durable. Il y a là une invite au voyage pour à aller au-delà de la forme.

          Ce qui permet de s’éloigner de l’apparence pour se tourner vers le réel, est la pensée anagogique. Cette dernière revient à passer de la perception par les sens à l’essence vitale de toute chose. La pensée symbolique est de même nature que la pensée anagogique. Toutes deux permettent à l’initié d’aborder le sacré et le mystère. La pensée anagogique nous entraîne vers le haut et nous fait passer du visible à l’invisible, de l’apparence à la réalité fondamentale. Elle nous permet d’entrer au cœur des choses. Par exemple, durant le rituel d’initiation, il est rappelé au néophyte : « Le bandeau qui couvre tes yeux est le symbole de la méditation sur le divin qui est en toi ». Ou encore, lors du rituel du feu de la Saint Jean d’Été, il est conservé un tison d’une année sur l’autre ; il contient la vie; il n’est éteint qu’en apparence, montrant ainsi que les Initiés Passés à l’Orient Éternel sont toujours présents.


         La vraie nature d’un être apparaît avec la sincérité.

          Ce terme dérive, selon la plupart des dictionnaires, du latin « sincerus » dans le sens de propre, pur, intact, naturel. Pour Aristote, est sincère l’homme « qui reconnaît l’existence de ses qualités propres, sans y rien ajouter ni retrancher ». Dans la tradition confucéenne, cette qualité (chinois: « chéng » ; japonais: « makoto », qu’on peut aussi traduire par honnêteté ou fidélité) est une vertu de clarté et de transparence dans les relations sociales. Le terme implique l’identité entre les pensées et les paroles de la personne, mais également l’adéquation entre le ressenti interne et la hiérarchie sociale. Le terme japonais de « makoto » porte aussi le sens de loyauté. L’initié se doit d’être sincère envers lui et envers les autres. Durant l’initiation, il lui est demandé de s’engager avec sincérité dans la démarche initiatique. Ce n’est pas la transparence, nécessaire en loge mais dangereuse à l’extérieur.

          Tout part de là sinon aucune spiritualité ne peut se construire. La sincérité est sans doute la clef pour appréhender la méthode initiatique et elle implique une absence de réserve comme une totale acceptation. Lors du rituel d’initiation, dès le début, après lecture de la Règle et de l’indication du devoir, le Vénérable Maître demande si la résolution du néophyte est sincère. La difficulté vient de ce que l’on peut se croire sincère ; il faut la reconnaissance par les frères, d’où l’importance du rituel du bandeau. Le danger est de se tromper soi-même. C’est donc une ouverture du cœur qui implique d’être naturel, d’être soi-même ; c’est un creuset dans lequel la transmutation pourra démarrer.

           En effet, l’être sincère est celui qui a du Cœur. La force du Lion est une énergie ignée, une énergie vitale, et l’organe qui permet le transport de cette énergie est le Cœur. En Égypte ancienne, le Cœur a deux noms qui semblent interchangeables en fonction des textes et des différentes époques :

  • Le Cœur-Haty : « Haty » sécrit avec la partie avant du lion, le « » et le déterminatif du cœur en forme de vase de pierre. Il signifie le muscle cardiaque qui transporte l’énergie vitale et qui permet au sang de circuler et donc au corps de vivre. « Hat » (le même mot sans le déterminatif du cœur) a le sens de : « Celui qui est devant ». C’est notamment le chef, celui qui dirige, donc le Maître d’Œuvre, voire le Chef-d’Œuvre pour le compagnon mais aussi pour la Loge. Si le cœur est juste, le corps est en bon état, il vit. Notons quau pluriel, « hatjw », signifie « les pensées » ce qui nous rapproche de lautre cœur.

  • Le Cœur-Ib : « Ib », représentant un cœur sous forme de vase de pierre, est le cœur, siège de la pensée et des émotions, la conscience, lintelligence, la compréhension, la volonté, le désir, lintention. « Ib », a également un autre sens : « Celui qui est dedans ». Si le cœur est juste, la pensée est juste, alors les actes seront justes et la magie sera présente car une des définitions de la magie n’est-elle pas « l’accomplissement de l’acte juste au moment juste » ? La Magie Sacrée est la sincérité incarnée.

  • Le Scarabée « Khéper ». Cest un troisième Cœur ou plutôt un Cœur de substitution. Un Scarabée en pierre vient prendre la place du cœur du défunt, de celui qui a été reconnu juste de voix, celui qui n’est pas parti mort mais qui est parti vivant sur les beaux chemins de l’éternité. « Khéper » signifie « celui qui est en devenir » « venir à l’existence », « se transformer ». Vient à l’existence celui dont le cœur a été en capacité de vivre les transmutations. Seule la sincérité mène sur les beaux chemins de l’éternité.

         Cela se met en œuvre en révélant la profondeur de lêtre. Si lapparence est une image de lêtre, la sincérité en est la profondeur. Nous sommes tels que nous sommes, et ce sont bien nos différences qui nous enrichissent. Cette profondeur que recèle notre cœur sont les justes potentialités dont linitié doit prendre conscience par la reconnaissance de ses frères qui concrétise lintégration dans la Loge sur la voie initiatique. Ainsi, cest par le désir de naître en permanence à la vie spirituelle et la participation en humilité à la construction du Temple que le frère se débarrasse graduellement de ses faux-semblants, de ses attitudes viciées et de ses apparences tout aussi futiles quinutiles. Lapparence na véritablement dintérêt que si elle fait apparaître la véritable nature des êtres et des choses, quelle est le reflet des intentions et quelle se révèle en actes. Cest tendre à faire un avec nous-même, cest à dire à ne plus jouer de rôle et de ne plus chercher à donner une image fausse de nous. Nous cherchons à devenir ce que nous sommes, sans déformation. Cest en maîtrisant notre ego et en vivant en humilité que nous pouvons retrouver cette unité avec nous-même.

          Limage que nous portons contribue au transport de lesprit que nous cultivons. Notre rôle est de transmettre, quels quen soient les moyens. Notre image devient le reflet de notre quête. En quelque sorte, elle témoigne de notre engagement et de notre sincérité. Voilà lapparence que nous devons avoir et elle doit être loyale, cest-à-dire conforme à la loi qui, pour nous, est la Règle. En fait, tout se résume à cela : respectons et appliquons la Règle, et laissons notre image se développer naturellement.

          Alors, la sincérité sexprime, aussi curieux que cela paraisse, par les vêtures et les postures qui ont un rôle de régulation des apparences. Elles sont des mises en ordre des êtres, qui exigent Sagesse, Force et Harmonie, mais aussi authenticité et capacité de prise de conscience de la personnalité et des potentialités. Elles font que lénergie des frères soriente exclusivement vers le don et non vers la séduction, la parade ou le folklore. Dans une communauté initiatique les frères se doivent davoir une apparence en totale conformité avec lintériorité. En agissant de la sorte, la Communauté va à lessentiel ; elle fait apparaître, révèle et fait fructifier létincelle divine (lesprit) dont chaque frère est porteur. Cette attitude, quand elle est effectuée en conscience permet de réaliser le « connais-toi toi-même» qui consiste à devenir un être authentique où le « contenu» est en correspondance avec le « contenant ».


          Pour animer tout cela, il faut une sacré énergie, donc de lorgueil dans son sens positif mais qui doit être transformé en humilité.

          Pour le Lion seul compte ce qui est magnifique, ce qui est beau, mais qui n’est pas forcément juste. Nommer « Harmonie » le Pilier qui correspond au Second Surveillant plutôt que « Beauté » a un vrai sens ; ce n’est pas un effet de style, car l’harmonie est le fruit de proportions et donc d’une réalité géométrique, d’une réalité qui émane du Grand Architecte de l’Univers alors que la beauté est le fruit d’un ressenti, d’une sensation purement humaine. Celui qui est né sous le signe du Lion est à la recherche de l’image idéale ; lorsqu’il en trouve une, bonne ou mauvaise, il peut acquérir une puissance tyrannique, car il veut alors imposer cette image aux autres qui peut éventuellement mener au fanatisme. Se mettre en avant sous un profil de rêve derrière lequel nous nous réfugierions afin de fuir nos responsabilités devient de fait une entrave à toute progression, y compris à celle de la Communauté initiatique. Cest un obstacle à linitiation parce que cela éloigne lêtre du sacré et favorise le nombrilisme comme lautosuffisance des êtres. Tout cela est le fruit de lorgueil ou de la vanité qui sont les deux faces dune même chose.

          Lorgueil est un moteur dont la noblesse pousse à ne jamais renoncer face aux difficultés. Elle peut être nécessaire pour continuer à transmettre et le jour où une communauté renonce à lorgueil de vouloir créer, elle périclite. Cest une dynamique qui ne doit surtout pas suffire et nous devons nous appliquer à la dominer. Lorgueil (« superbia » en latin) est une opinion très avantageuse, le plus souvent exagérée, quon a de sa valeur personnelle aux dépens de la considération due à autrui. On s’attribue des qualités ou des comportements qui sont en fait des dons de Dieu (intelligence, vertus, etc).

          Lorgueil est différent de la fierté qui na nul besoin de se mesurer à lautre ni de le rabaisser. Sil habite la plupart des hommes, il est souvent un élément perturbateur conduisant à se considérer comme le centre du monde et donc à être un des sept péchés capitaux. Cet attachement est malheureusement sans faille la plupart du temps. Il est aux antipodes de létat d’initié. Il doit être maîtrisé car le travail se fait au sein de la communauté. Le maintien dans le silence permet de mesurer limportance du travail à réaliser et de laisser de côté cet orgueil pour entrer dans le don sous forme de travail et de présence aux tenues.

          Le côté obscur de lorgueil est la vanité. Celle-ci est toujours un frein car elle est une enflure de lego. Le latin « vanus » signifie vide. « Vanitas » est un état de vide, de vacuité, de non-réalité, de vaine apparence, de mensonge ; et au mieux, cest la légèreté, linutilité, la fanfaronnade, le souffle léger, la vapeur éphémère. Le vaniteux est celui qui capte le vent et va dans le même sens ; il est instable car attentif au jugement des autres ce qui fait que ses actes et ses paroles sont versatiles. Dans le sens philosophique, c’est le « Vanitas vanitatis » qui évoque à la fois l’inanité de la vie humaine et son caractère éphémère. Pour l’initié, le piège de la vanité est de croire que la pensée intellectuelle est dun niveau supérieur et est capable de suppléer aux modes antérieurs de la connaissance. L’homme tourné vers lui-même en oublie le ciel et se limite à ses forces et faiblesses. «Le meilleur tombe au-dessous de tous les autres dès qu’il s’attribue ce qui faisait sa supériorité » (saint Bernard). « Celui qui ose se prétendre initié et ne veut labourer par crainte du charbon, de la fatigue ou de la dépense, celui-là doit être regardé comme le plus vaniteux des ignorants » (Fulcanelli).

          La clef de tous ces pièges réside dans le détachement des sentiments humains. Il faut être en capacité de contrôler son moi et d’abandonner les attaches basées sur les sens. C’est le chemin de l’humilité. Être au service des frères permet de s’opposer à toutes les visions déformées qui peuvent être perçues de soi-même. On pourrait dire que l’inverse de la vanité est l’humilité, mot qui nous vient du latin « humilitas » dérivé de « humus », partie noire de la terre qui lui donne sa fertilité. Elle est donc bien le remède aux maladies humaines que sont l’orgueil et la vanité, maladies qui font apparaître le désordre. Elle n’est pas une qualité innée chez les humains, mais vient d’une prise de conscience de la condition et de la place au milieu des autres et de l’univers. Un rituel dit en parlant des compagnons : « Qu’ils ne se vantent pas de leur savoir mais qu’ils recherchent la pierre cubique dans les formes les plus humbles de la vie ». Mais il ne faut pas confondre humilité et modestie. Seul l’ancrage sur la Règle empêche l’apparition du vaniteux. D’où l’importance de la loyauté.


          C’est cette dernière qui permet l’expression de la nature profonde de l’homme.

          C’était d’abord un terme de chevalerie qui vient du latin « legalis », ce qui est relatif aux lois. Pour nous, cela renvoie à la Règle. Le Lion est de nature royale et cette nature lui impose le respect de la loi et donc de la Règle. En effet, n’oublions pas que la parèdre du Roi est la Règle qui peut prendre la forme de son Épée ou du sceptre de justice ou encore le sceptre surmonté de la fleur de lys qui n’est pas sans rappeler la fleur du marais primordial, la fleur de lotus, matrice des matrices. Il en va de même pour le Père Abbé dont la compagne est la Règle formulée par le fondateur de son ordre. La parèdre du Maître d’Œuvre est aussi la Règle sous la forme de la coudée dont l’origine est un segment d’arc (le périmètre dun cercle de diamètre lunité est divisé en six parties égales ; larc formé vaut une coudée royale). Si nécessaire, la Règle rectifie et fait revenir la loyauté. Le mythe égyptien de la Déesse lointaine en dit long à ce sujet où la Lionne, la Terrifiante, Sekhmet, remet l’humanité dans le droit chemin, si l’on peut dire…

          Lors du rituel d’initiation le néophyte prononce : « Je m’engage à rester fidèle à la Règle de cette Communauté initiatique ». La loyauté est donc la fidélité à tenir ses engagements, à respecter l’expression du Grand Architecte qu’est la Règle. En effet, fidélité vient du latin «fides», qui signifie foi, confiance, loyauté, droiture, authenticité, sincérité, parole donnée, tous termes qui sont donc en fait un seul concept décliné. C’est la foi initiatique qui est un feu qui régénère en permanence mais qui doit être nourri à la table du banquet par le Verbe. «La fidélité est la première qualité requise de ceux qui exercent une charge ... Marthe sera fidèle ... si son activité est bien réglée, c’est-à-dire si elle fait la volonté de Dieu et non la sienne » (saint Bernard). N’oublions pas qu’on ne peut être fidèle à plusieurs maîtres à la fois. Nous cherchons à vivre cette unité et à retrouver cette fidélité dans nos aspects corps (incluant action ou parole), âme, et esprit. C’est en cela que nous devons agir, vivre en sincérité, non seulement notre initiation, mais également notre existence plus largement. Un frère est loyal à ses devoirs, à ses engagements, ses serments depuis la première chaîne d’union qui lui a fait comprendre que la Loge sera toujours à ses côtés : « Létreinte de nos mains tannonce que nous ne tabandonnerons pas, aussi longtemps que le désir de création, la rectitude, le sens du secret et l’amour fraternel te resteront sacrés ».

          Cette loyauté est difficile et fait que la voie initiatique est une voie guerrière, de combat, de bataille, non pas contre le monde extérieur mais uniquement contre le seul ennemi véritable : notre ego. C’est ce que Carlos Castaneda a appelé le « concept du guerrier ».


          Il semble donc que, pour quun homme révèle sa nature profonde et trouve son utilité sur terre, il lui faille sintégrer dans une communauté initiatique pour participer à lœuvre communautaire. Ainsi peut-il maîtriser ses passions et soumettre sa volonté, mais surtout vivre selon la Règle. Lhomme, par nature, est attaché aux apparences, au monde dit concret, à son corps. Cela le rassure et lui évite de réfléchir. Or ce qui est apparent ne peut être durablement réel. Il va lui falloir soccuper de son esprit (en tant que parcelle de lumière) à laide de son âme et donc semer cette graine de spiritualité ce qui sera le propos du signe de la Vierge.


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