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I.8.b LA CREATION (invisible; le chercheur, explorateur d’idées; naissance)

          La création, ici, est celle qui concerne l’homme, sa contribution. Après avoir opéré la destruction dans le chapitre précédent, il nous faut reconstruire quelque chose de différent, quelque chose qui existe dans l’invisible et qu’il faut révéler, que l’on fera naître grâce à la Communauté et à sa Règle. Plus qu’une construction, il s’agit de création. C’est un cycle permanent qui permet à l’homme d’évoluer.

          Tout ce qui existe a été créé, y compris les lois causales et les fonctions créatrices. Celles-ci cependant ne sont pas accessibles directement à l’homme ; elles font partie de l’invisible, de ce que l’on ne voit pas, mais que l’on peut découvrir. Pour cela, nous l’avons vu, il faut dépasser le savoir pour entrer dans le domaine de la Connaissance.

           Le mot latin « creare » signifie : faire pousser, faire grandir, produire ; créer a pris le sens de faire naître, voire tirer du néant, établir une chose pour la première fois. La création que fait le Grand Architecte de l’Univers fait passer des semences potentielles de l’incréé à la manifestation, visible ou invisible. La création n’apparaît pas par enchantement mais est issue de la volonté du Principe donnant ainsi une forme à sa Puissance incréée. Émanée de la Cause, elle contient toutes les causes archétypales, les lois causales et fonctions créatrices. La création est à l’origine du monde, de la vie manifestée. Elle se développe au travers de l’Univers dans lequel nous nous trouvons. Elle a un commencement qui part de la naissance et qui va jusqu’à l’ultime transformation.

          Le rôle créatif de l’Homme est de prolonger cette action en menant au monde visible ce que le Grand Architecte a laissé dans l’invisible. Pour préciser cela, nous allons nous demander ce qu’est l’invisible ; puis nous verrons comment l’exploration d’idées peut permettre le passage au monde visible et donc faire naître les choses.


          Dans l’univers, il y a ce qui est connu par l’homme ou qu’il peut connaître intellectuellement (essentiellement le visible), l’inconnu inaccessible au mental (essentiellement l’invisible, domaine du Mystère, de l’âme, de la conscience indépendante de la conscience corporelle ou cérébrale ; c’est par elle qu’on peut percevoir ce qui ne se voit pas et non par le cerveau) et l’inconnaissable, l’incréé, indescriptible, impensable, domaine de l’Esprit, du divin. Le connu et l’inconnu sont donc à notre portée. Pour Pseudo Denys l’Aréopagite (lettres 1117b) : « Il est bien vrai de dire que le visible est l’image où se reflète l’invisible ». Toute chose apparente est fondée dans l’invisible et par la connaissance de la nature, on peut espérer le révéler. Celui-ci est présent partout, même en nous ; il nous habite, nous entoure, nous baigne et peut nous animer. C’est une sorte de liquide amniotique dans lequel nous évoluons ; notre naissance s’effectue au moment où, grâce au rituel d’initiation, nous commençons à accepter l’idée de son existence. Notre démarche doit nous amener à vivre non pas avec l’invisible, mais dedans, autrement dit dans le principe de vie. L’homme n’y a plus de repères ; ses sens physiques sont inopérants ; il doit en développer d’autres, immatériels, particulièrement l’intuition qui permet d’entrer en contact direct avec la Vie. C’est par l’âme, et les yeux de l’âme que l’on peut le percevoir. Il s’impose à l’homme, qu’il le veuille ou non. Si le visible n’est qu’une image, il n’est pas réel ; ce que nous percevons par nos sens physiques se transforme sans cesse et finit par disparaître. Chercher dans le visible, c’est faire de la science, augmenter le bien-être mais sans élargir la conscience, ou encore se faire plaisir en se préoccupant de l’humanité. Avant la Renaissance, l’homme vivait au contact de l’invisible et du domaine du mystère. Nous sommes donc aujourd’hui handicapés, ne voyant plus que c’est lui qui rend vivant le visible. Souvenons-nous du symbole égyptien « ankh », vie et miroir ; celui-ci inverse l’image. L’invisible est l’inverse du visible, d’où le soleil du Temple au septentrion et l’importance de savoir inverser les lumières. Ce sont deux mondes inversés.


          Pour prolonger la création, il faut donc aller dans l’invisible. Mais on ne peut y aller seul sans risques. Une communauté initiatique y voyage par la Règle, les symboles et le rituel, sans aucun danger de se perdre si nous agissons au bon moment, là où il faut, avec une méthode, celle de l’initiation. C’est parce que l’initiation est un voyage dans le monde de l’invisible que les initiés sont par nature et par destination des chercheurs et des explorateurs. Nous pénétrons alors en lui sans vouloir l’humaniser, sans le limiter à l’aspect humain. Le rôle d’une Communauté initiatique est de formuler, de mettre en forme dans le monde des apparences ce que le Grand Architecte a laissé virtuellement dans l’invisible, le monde des causes ; il y a placé l’essence de toute chose. Il s’agit d’en muter une part, de donner forme à ce qui est perçu dans le « ciel ». Poursuivre la création, c’est aller chercher cette minière pour la rendre matérielle. C’est aller vers la lumière. Dans Le Prologue de Jean, la phrase « La lumière luit dans les ténèbres et les ténèbres n’ont pu l’arrêter » témoigne de cette possibilité inépuisable que nous cherchons à révéler. Il faut révéler ce qui est caché. Pour cela, le Vénérable Maître conduit les frères au cœur de cet inconnu pour le traquer, l’explorer, et il tente de concrétiser cette phrase : « Notre devoir est de révéler le mystère, d’accomplir l’éternité et de durer éternellement ». L’outil majeur pour cela est le rite. Un rituel est une parole de création, capable de faire entrer dans le monde des causes si elle est prononcée en justesse.

          La création se manifeste à travers l’œuvre communautaire. Elle implique une œuvre. Celle-ci doit suivre les lois d’harmonie et la Règle éternelle pour être conforme à la pensée du Grand Architecte de l’Univers. Dans la Communauté initiatique les frères peuvent devenir des êtres de résurrection et s’inscrire dans le plan de l’œuvre communautaire. En ce sens la création peut être rapprochée de la notion d’initiation, à savoir la mise sur le chemin, qui n’est toutefois pas seulement un acte réalisé une fois, mais qui implique une continuité, une dynamique de vie qui ne s’arrêtera jamais. Par contre, le monde créé n’est pas éternel ; il a toujours un terme.

          En tenue, la Communauté initiatique voyage donc dans l’invisible où naît l’Idée. De quoi s’agit-il ? Le multiple et les mille et une formes de la création sortent du Un, inconnaissable, ineffable, dans l’incréé. L’Idée-mère, porteuse du Un, peut donner naissance aux multiples aspects de la création dont certaines restent informulées. Le devoir d’une Loge est de les rendre visibles en en réalisant la forme, faisant que ce qui est en bas est comme ce qui est en haut. Tout commence donc par l’exploration incessante des idées issues de l’Idée. Sur le plan humain, idée et concept sont distincts. Une idée est liée à une perception et est donc humaine mais elle permet d’approcher le concept d’une chose, qu’elle soit formulée ou non. C’est l’abstrait (ce qui est au-delà du trait). Ainsi sur le plan initiatique, l’Idée est du domaine de l’incréé mais génère une création qui part de l’abstraction pour aller éventuellement jusqu’à l’achèvement de la concrétisation. Pour expérimenter, pratiquer, réaliser, il faut d’abord partir de l’abstrait : « Les concepts ne se constituent pas à partir de l’expérience puis de l’abstraction car ils perdraient ainsi une partie de leur contenu » (Einstein). Et le fait de trouver ne doit pas faire cesser de chercher, car on ne trouve que du relatif ; l’absolu n’est que dans l’incréé. A nous de tenter sans cesse de nouvelles approches du divin. La clef reste le désir initiatique, celui de voir et de percevoir les rouages de la Tradition, des mystères de la création et de l’initiation ; la lucidité et la curiosité sont fondamentaux sur la voie de la vie en esprit. Être lucide c’est voir les manifestations de la création en pleine conscience et en pleine lumière ; c’est également transformer en permanence ses désirs en actions. C’est dans ce contexte que la curiosité est à considérer comme une composante essentielle de la soif d’apprendre qui pousse les êtres à frapper à la porte du Temple, et ainsi se mettre en quête de toutes les formes de la lumière.

          La double porte qui figure sur le tableau de loge a pour particularité d’avoir un de ses vantaux entr’ouvert, comme pour inviter les êtres de désir à venir la pousser un peu plus, à titiller leur curiosité, à venir frapper à cette porte mystérieuse et à pénétrer dans le Temple afin d’y vivre l’aventure spirituelle en totale plénitude. Cette formulation de la porte est assurément une évocation du désir initiatique et de la curiosité constamment renouvelée afin d’avancer toujours plus loin vers la lumière et la connaissance. Cette notion de mise en route et de premier pas sur la voie est d’ailleurs symboliquement soulignée par la présence, sous la forme d’une ombre entre les vantaux, de la lettre hiéroglyphique « b » qui signifie jambe et pied (cf.image ci-dessus).

          « Donner du chemin à ses pieds » : Voilà une expression qui s’applique parfaitement bien aux initiés pour lesquels cheminement, opiniâtreté, constance et recherche incessante sont synonyme d’éveil et d’ouverture du cœur. C’est par le cheminement que l’initié découvre de nouvelles portes et participe toujours plus intensément aux mystères. « Mettre nos pas dans ceux qui nous précédent » disaient les anciens. Il ne s’agit pas là de faire du « copier-coller » à la manière des pilleurs mais de percevoir au moyen d’une écoute communautaire les témoignages et les intentions qui ont présidés à la réalisation des chefs-d’œuvre des anciens, devenus paroles d’éternité, puis de les reformuler selon un langage actualisé.

          La porte du Temple, sous la responsabilité du Gardien du Seuil (le Couvreur), a la particularité d’être un moyen de communication entre le monde profane et celui du Temple et de ne laisser passer uniquement que des êtres qui sont de la même nature qu’elle. Comme l’écrivait Maître Eckhart : « Ce qui reçoit est identique à ce qui est reçu ». Ainsi, être de la même nature que la porte du Temple c’est avoir une capacité d’ouverture et d’adaptation aux énergies qui nous traverse ; c’est savoir les reconnaître et ne conserver que celles en conformité avec la Règle et en mesure de faire fructifier l’œuvre commune.

          La porte, lieu des purifications et point de départ de toutes les épreuves initiatiques, peut également être considérée comme le lieu des offrandes au Principe. C’est en effet, au moment même où les frères passent la porte que le processus de régénération de leurs engagements se met en route et où leur présence effective devient offrande au Principe et que le travail initiatique va pouvoir s’enclencher.

          Tout cela nécessite ce que Carlos Castaneda a appelé le « concept du guerrier » qui demande volonté, équilibre psychique, désir d’explorer et de chercher, sans peur de l’inconnu, ni de soi-même. L’initié doit se mettre à l’ordre ; ce faisant, il met en harmonie ses idées, ses sentiments et son comportement avec l’universel et l’éternel. Il devient ainsi un être communautaire. C’est en cela qu’il y a mort du vieil homme et naissance. A la fin des tenues principielles, chaque frère quitte le Temple, l’invisible ; il entre dans une phase de réflexion, de recherche et d’explorations. Cette intériorité permet de transcender le vécu en loge pour préparer la prochaine tenue. Dans la vie profane, nous ne pouvons vivre en pleine lumière notre initiation ; celle-ci est intériorisée mais notre force invisible est bien présente et consciente. A nous de chercher et d’explorer de nouvelles perceptions pour la donner en offrande à la prochaine tenue.

          Les perceptions que l’on peut avoir dans l’invisible sont fonction du ou des Nombres qui nous sont connus. Ce sont les Nombres qui mettent l’Idée en mouvement selon les spécificités particulières à chaque mise en forme. Déjà, l’Apprenti doit débusquer ce qui est caché sachant « qu’il n’y a rien de secret qui ne doit être découvert, ni rien de caché qui ne doive être connu ». La clef d’accès réside dans les trois Piliers qui, pris dans leur ensemble, décrivent un centre d’énergie. Le Compagnon part de cette énergie pour développer une magie qui crée un état de réceptivité à l’invisible, qui ouvre le regard. Par l’usage des sens immatériels, il entre dans une pensée abstraite et accède à la parole, à une parole en création ; il peut alors se déplacer dans l’invisible sans risque de s’égarer à condition de ne pas perdre l’axe du Temple. Mais pour que la parole se relie au Verbe, devienne une parole de création, une parole magique capable de nouer des énergies, il faut accéder à l’Alchimie, seul moyen de construire le temple, porteur de l’esprit principiel.


          Le point de départ de cette dynamique est le « Carré de la Genèse » (« genesis » = naissance) qui se manifeste dans le tableau de loge qui est tracé à l’ouverture des travaux (forme de deux sur un, à l’origine de tout tracé). D’ailleurs, conceptuellement, il est tracé dans la terre noire, l’humus, le sol du Temple. Les symboles y apparaissent comme des lumières dans l’obscurité. Ces lumières sont projetées depuis le ciel de l’Orient, symbolisées par le Soleil au Septentrion, le soleil noir symbole de l’énergie spirituelle qui ne demande qu’à réaliser ses potentialités.

          Dès lors, l’œuvre peut prendre naissance, les travaux étant ouverts dans le Temple couvert. Un rituel est une parole de création ; il est la carte du voyage dans l’invisible. Il déclenche une vibration, source d’énergie créatrice qui fait apparaître ce qui est et n’était pas encore. La parole est à l’origine de l’œuvre; elle l’habite, la façonne. Elle précède le geste. Le phénomène de la création, dans son origine, ne relève que du Grand Architecte et ne peut se comprendre que dans la naissance, dans son début et non dans sa fin, dans son résultat. Ce n’est qu’ainsi que l’on peut entrer dans la connaissance. Le latin « nascere », naître vient de « nasco », chercher à connaître, venant de « gnarus » par perte du g, qui peut générer, qui connaît. Un initié cherche donc, dans sa communauté, à renaître chaque jour et donc à mourir sans cesse au vieil homme pour accéder à de nouveaux états de conscience, pour le plus grand bénéfice de sa communauté. Nous ne pouvons nous intégrer dans la création et connaître ce phénomène que si l’on pense et vit en termes de naissance. C’est toute l’importance de la genèse qui est notre Mythe de Création et qui s’articule sur le cycle conception, fécondation, gestation, naissance jusqu’à l’ultime transformation qu’est la mort.

          Dans ce plan de travail, nous étudions l’Homme Zodiacal. Les individus, par leur naissance, sont marqués par une signature zodiacale qui détermine des tendances avec lesquelles il va falloir vivre, mais qu’il est possible de dépasser, en choisissant de renaître et de nous éveiller. Le Scorpion, signe d’eau, est en correspondance avec l’eau de gestation de la matrice de la Terre-Mère, représenté par le signe de la Vierge, ou de la Veuve. Pour Julien Behaegel : «  Il est question d’eau ignée, illuminée de l’intérieur ». D’ailleurs les deux signes sont complémentaires dans leur représentation symbolique.

          Cette naissance est l’association du couple mort-vie du Scorpion, représenté par son dard, tel le pilier Djed, symbole de résurrection dans le mythe osirien. Le Scorpion transforme ainsi la semence terrestre ou acte fécondateur du Taureau en naissance spirituelle ou Lumière céleste.

          Tout ceci est bien essentiellement offert pat le signe du Scorpion. Son lieu de vie est celui de l’eau, le monde du silence comme le nommait Jacques-Yves Cousteau. L’Eau est un élément fluctuant, non fixé, tout comme l’Air ; ils ont comme point commun l’humide. L’humide facilite la circulation des énergies ; il est à la fois une source de putréfaction et un lieu matriciel car propice à la germination. Il est source de mort et de résurrection. C’était l’objet de la fête de Khoiak qui était le moment où se célébrait la victoire sur la mort, le moment où Osiris sous sa forme végétale sortait de l’invisible en germant grâce à l’humidité du milieu matriciel Isiaque. Cette fête rendait témoignage à la Lumière. Il ne s’agit pas de transformation mais de transmutation ; la lumière naît d’elle-même. L’Eau règne sur le monde des sens, des émotions, des sensations et des intuitions. Ce signe entraîne l’esprit de l’Air bien au-delà du rationnel et de la logique, et met l’individu en relation avec l’infini, l’indéterminé, l’ineffable. C’est lui qui permet à l’être humain d’avoir accès à d’autres mondes que celui qu’il connaît : c’est pourquoi il a un rapport étroit avec les dons de médiumnité, les sciences occultes, la magie et le mysticisme.

         Il est dit que le Scorpion est fasciné par l’invisible, le secret, le silence et la mort. La mort n’est qu’une apparence car rien ne disparaît, tout se métamorphose. Sa force permet de se tourner vers l’invisible, d’aller au-delà des apparences, de puiser dans ce qui semble être l’impossible et de réaliser cet impossible. C’est un retour à la source de l’humus qui contient la vie en potentiel. Dans son aspect de mise en terre, il propose de s’enfoncer dans les abîmes, dans la terre noire à l’abri de la lumière pour aller vers le feu intérieur, vers la Lumière invisible qui luit dans les Ténèbres. Il incarne le terme de la création, transition vers une renaissance. Tout se prépare dans l’obscurité de la matrice pour permettre aux forces de création d’accomplir une œuvre nouvelle. La putréfaction prépare la renaissance de l’œuvre. Ainsi sommes-nous incités à mettre à terre toutes les pensées qui empêchent de voir l’invisible afin de créer un terreau qui permet de s’élever vers le ciel, tel le lotus qui émerge du marais fétide. Chaque frère doit déconstruire ses pensées acquises pour s’ouvrir à de nouveaux concepts, de nouvelles perceptions et les partager avec la communauté pour permettre à l’œuvre communautaire de se recréer sans cesse. Soyons comme le Scorpion : fortement attirés par l’invisible ; explorons-le avec une forte curiosité et désirons engendrer, donner naissance à une œuvre. Voilà le moyen d’élargir indéfiniment la conscience.

          Par le Scorpion il est donné à la communauté de passer dans l’invisible, et plus elle passe dans l’invisible, plus elle doit s’incarner dans le visible. Invisible et visible sont liés comme les racines et les branches de l’arbre.

 


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