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Cabinet de réflexion

      Il est l’équivalent de la crypte des églises. Cette dernière dénomination semble mieux appropriée à la démarche initiatique. Ce lieu est sous le temple, dans la terre, symbolisant la manifestation qui supporte toute la création. Là se vit notamment l’épreuve de la terre.

La centrale d’énergie du temple

            Le temple est symboliquement construit sur un endroit élevé, là où les énergies telluriques affleurent. La crypte les capte et le temple les amplifie. Bien souvent, dans les cathédrales, là se trouve le point tellurique le plus fort, décelable par radiesthésie.

            En langage alchimique, la crypte est un athanor, creuset où l’énergie primordiale, spirituelle, est concentrée. Le lieu est donc dangereux, peu accessible, et peu d’êtres y pénètrent.

            La forme est le plus souvent circulaire, ce qui en fait un symbole féminin. Nous sommes là dans les entrailles de la terre. Il y règne un feu bouillonnant, chaotique, sans forme. En effet, dans la terre se sont condensées, solidifiées, les énergies cosmiques. C’est ce que le métal symbolise. Ces métaux ne sont pas d’origine humaine, mais ils sont extraits par l’homme des entrailles de la terre et déposés à la porte du temple. Le forgeron alchimiste qui les travaille, est en relation avec le feu souterrain.

            Cet endroit est donc essentiel et de nature alchimique. Ses murs sont couverts de symboles incompréhensibles par le profane. Celui-ci est incité à quitter le plan matériel (la terre) pour s’ouvrir au monde spirituel. V.I.T.R.I.O.L. invite à rechercher les lois causales et les fonctions créatrices dans la nature, notre terre-mère, et en nous-mêmes. Le sel, le soufre et le mercure sont des symboles de vie et d’évolution.

            Le cabinet de réflexion transmute ce qui y pénètre. C’est le cas du profane qui y est placé, véritable « materia prima » qui sera purifiée, rectifiée ensuite dans le temple couvert. Il subit là un déconditionnement. Il se sépare de son déterminisme de naissance pour s’ouvrir à toutes les possibilités transmutatoires. Peut-être alors parviendra-t-il à l’or, à la maîtrise, aux degrés les plus élevés dans les domaines de la Sagesse et de la Connaissance ?

Lieu de passage et de transmission

            Crypte vient du grec et signifie « caché ». Il a donné le mot grotte. Une grotte est une faille dans la pierre, une brèche entre les mondes.

            C’est un emplacement de naissance (Jésus est né dans une crèche-grotte) et de sépulture, donc de bref passage. On n’y vit pas, mais on en garde une trace indélébile.

            Symboliquement, on ne peut en sortir que par le haut, en naissant, en étant aspiré à l’Orient du temple. Voilà bien le point de transition de la terre au ciel.

            Décrypter, c’est trouver le code qui cache un message. Spirituellement, cela revient à percevoir la Sagesse divine, cachée dans le Mystère. La crypte donne cette clé. Lieu très abstrait, y compris dans sa forme, il ouvre au décryptage des symboles, seule formulation possible de l’abstrait du monde non-manifesté. C’est bien un lieu de transmission.

            Plus précisément, elle est la chambre des ancêtres. Le Maître, Hiram, y est enterré. Là sont nos origines, nos racines. On y entend la voix des Initiés passés à l’Orient Eternel qui sont passés avant nous, qui sont devant nous et montrent le chemin.

            Il s’agit donc d’un sépulcre, là où l’on met en terre la graine qui, en mourant, fera surgir une nouvelle vie. Le profane y meurt pour que vive le nouveau germe (néophyte). Par des symboles de mort et de renaissance, nous sommes invités à mourir totalement au vieil homme.

Lieu de ténèbres

            La crypte est sous l’autel. Celui-ci en est la partie visible. Là remonte à la surface le secret des profondeurs. L’un et l’autre sont la même pierre fondamentale, manifestée de façon différente. L’autel est à l’Orient, là où naît la lumière solaire, divine. On retrouve le lien avec l’origine. La crypte est ainsi le point de passage entre les ténèbres et la lumière. Les ténèbres précèdent la lumière dans le cycle de création.

 Quand un être y est placé, une étoile brille, symbole de la lumière éternelle que les ténèbres n’ont pu arrêter. Cette étoile fait rechercher en soi l’étincelle divine.

            La crypte est donc la caverne, souterraine  et obscure. Céres y descend aux enfers. Il y fait noir.

            Le noir est l’absence de couleur, de lumière. Il est le symbole des ténèbres indifférenciées, d’avant la création. Il est aussi symbole de non-manifestation, donc de virginité primordiale. De là vient le symbole des vierges noires, dont curieusement, la place originelle était dans la crypte des églises.

            Le passage dans le cabinet de réflexion semble bien correspondre à l’« oeuvre au noir » qui purifie la « materia prima » afin de permettre le développement ultérieur du Grand Oeuvre.

Utérus de la Veuve

            La crypte agit comme une mère. On y rencontre la Mère universelle. On y est dans son utérus (d’où la forme circulaire), dans ses entrailles, de l’autre côté du miroir. C’est l’endroit de l’origine, de toute naissance. Là est le point de départ et d’aboutissement de toute manifestation. Tout en vient et tout y retourne.


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