Recherche par mot clé
 
 
Qui sommes-nous
|
Quelques concepts fondamentaux
|
La pensée traditionnelle face aux courants de la pensée moderne

La hiérarchie causale
|
L'Initiation
|
Questions/Réponses
|
Chambre du Symbole
|
L'Initiation féminine
|
Bibliographie
|
Nous contacter

 
Chapitre 3 - La science moderne saura-t-elle retrouver la voie de l’unité ?

       L’évolution de notre monde moderne et de la science qui l’accompagne, a amené les scientifiques à tendre vers une recherche incessante et de plus en plus orientée vers la recherche d’un bien matériel à la disposition de tous. Cette progression s’est appuyée en grande partie sur l’outil mathématique qui a pris une importance considérable dans les travaux de nos scientifiques. L’écoute que nous avons accordée au monde scientifique a donné une prééminence à la pensée scientifique, notamment dans le monde occidental. Cette prééminence se comprend par la suprématie des jouissances qui correspond à un état d’esprit largement répandu. Cette recherche permanente du plaisir, de l’avoir et non plus de l’être, anime chacun des hommes qui évoluent dans cette pensée scientifique.

       Il est intéressant, à ce stade de notre réflexion, de s’interroger sur le but de cette pensée scientifique. L’homme scientifique n’est-il pas le symbole de l’homme qui, poussé par son orgueil, espère devenir le créateur ? En effet, l’homme moderne, tel l’apprenti sorcier, ne cherche-t-il pas désespérément à réaliser le Grand Œuvre, convaincu qu’il va pouvoir ainsi découvrir le secret de la vie et la recréer sans même avoir besoin de l’homme ? Ainsi, tout sera possible. Les scientifiques vaincront les maladies, ils produiront des énergies inépuisables, ils pourront obtenir des récoltes sans même avoir besoin de la terre et créer des enfants, peut-être, sans même le concours de l’homme.

       Bientôt, l’homme entrevoit la possibilité de ne plus travailler, de ne plus réfléchir et voire même, de ne plus se nourrir. L’homme sera ainsi parfait, mais complètement inerte. De plus cette pensée scientifique repose pour l’essentiel, sur une pensée binaire qui repose elle-même sur un principe de compétition, ne concevant aucune possibilité de synthèse, aucune unification, aucune résolution des contraires. A ce niveau, nous considérons donc que l’outil mathématique pour la démarche du scientifique, n’est pas le seul outil dont il dispose. L’esprit dont fait preuve le scientifique l’oriente vers le complexe et le multiple et c’est là qu’apparaît un problème, tant pour la science que pour toute tradition, qui est de rester dans le multiple. Cela est dangereux. En effet, on y risque la dilution, la dispersion et aussi la destruction de tout feu, l’extinction de toute spiritualité ; il nous appartient à ce stade de voir les choses dans leur unité et non systématiquement dans leur multiplicité. La pratique des dimensions et des synthèses est le seul moyen d’apprendre à parler et à penser.

       Nous ne pouvons toutefois ignorer que par la pensée scientifique il nous a été donné de découvrir la connaissance des lois de la matière. Toutes ces découvertes et la prééminence de cette pensée scientifique ne nous éloigneront-elles pas des valeurs essentielles qui mènent à la connaissance ? Pour ce qui nous concerne, nous pouvons considérer être à l’abri de tels errements, nous savons que les valeurs qui mènent à la connaissance sont, dans leur essence, éternelles et il suffit, pour appréhender les limites de la pensée scientifique, de remarquer que quelques scientifiques commencent à se poser la question qu’il pourrait bien y avoir quelque chose d’autre derrière la matière, et que ce « quelque chose » pourrait être qualifié d’esprit.

        Il s’agit-là, bien évidemment, d’une évolution très intéressante qui pourrait nous amener à constater que la science, quelque part, pourrait être à l’origine d’un nouveau mode de pensée beaucoup plus proche de notre tradition remettant en cause l’habitude consistant à repousser tout ce qui n’est pas préhensible du seul point de vue matériel. La matière en elle-même ne peut être une fin en soi, elle peut être un passage. Si les scientifiques intégraient dans leur recherche une telle ouverture, il est bien évident que cela changerait leur mode de pensée et certainement l’évolution qui pourrait être donnée à cette science. Cette science qui semble aujourd’hui bien en peine de dépasser les limites extrêmes qu’elle s’impose dans sa recherche permanente et incessante de la matière.

       Mais quel est le rôle de l’initiation dans tout cela ? C’est certainement de faire valoir et de faire comprendre cette complémentarité formidable que revêt la recherche qui est la nôtre et qui, adjointe à la recherche des scientifiques, permettrait de voir leur pensée évoluer vers un monde de conscience. Il ne s’agira plus, à ce moment-là, d’une pensée réellement scientifique, mais d’une pensée nouvelle admettant le divin et empreinte de plus de tolérance. Ceci permettrait à l’homme épris de Tradition de s’exprimer au grand jour. N’est-il pas maintenant venu le moment de vivre cette expérience ? Ainsi la réunion pourra se réaliser et l’Unité apparaîtra à tous.


<<Retour

<<Accueil | Nous contacter | ^ Haut de page